La fiche actuelle de Kanga
La fiche actuelle de Kanga
Malheureusement, c’était prévisible. Privée de trop nombreux joueurs, la RDC s’incline logiquement face au Gabon, à Franceville (3-0). Malgré la volonté affichée du onze aligné, le manque de talent était trop flagrant pour espérer décrocher quoi que ce soit. Les individualités gabonaises ont su mettre leurs qualités au service du collectif, et le trio Boupendza-Bouanga-Aubameyang a été fatal.
La victoire de la Gambie face à l’Angola (3-0) scelle le sort de nos Fauves avant même le match retour des Scorpions à Kinshasa. Pour la première fois depuis 2012, la RDC est éliminée de la course à la CAN. De quoi nous rappeler une période particulièrement frustrante… Mais alors que le staff sera sûrement renvoyé après cette désillusion, force est de constater que les années s’accumulent, les entraîneurs aussi, mais les choses ne changent que pour le pire. Désormais, le temps est peut-être venu pour les véritables responsables de faire face à leur incompétence. Nous y reviendrons avec plus de précision.
Fusillé de près à trois reprises, le portier de 28 ans n’a pas grand-chose à se reprocher sur les buts. Cependant, ses grandes difficultés dans le jeu au pied ont mis plusieurs fois l’équipe en danger. La grande majorité de ses relances atterrissait directement dans les pieds gabonais, ou alors finissaient en touche, même lorsqu’il n’était pas sous pression. À une époque où les gardiens modernes sont formés dans le domaine, ces lacunes font bien plus tâche qu’autrefois.
Mystifié par Boupendza sur l’ouverture du score, il est aux abonnés absents sur plusieurs rushs de Bouanga dans son couloir. La grande majorité des offensives gabonaises venaient de son côté, et le Stéphanois s’est amusé. En première période, son dégagement raté a failli profiter à Kanga, dont la lourde frappe est passée à côté. Et offensivement, il n’a guère apporté. Après 10 ans de loyaux services, le latéral vétéran a, sans aucun doute, besoin de souffler.
Le défenseur de Porto a tenu la baraque comme il a pu, et n’est impliqué sur aucun des buts encaissés. Souvent bien placé, il a rarement été inquiété par Aubameyang, qu’il a forcé à dézoner la plupart du temps. Mais, comme ses partenaires, il a fini par craquer.
Idem pour le capitaine, qui est resté appliqué tout au long de la rencontre. De la tête, il a repoussé de nombreux centres adverses, et a souvent tenté d’haranguer les siens. En vain…
Enrhumé par Bouanga sur son premier débordement, le latéral de Besiktas était plutôt mal rentré dans son match. Mais il s’est vite repris. Sur son couloir gauche, il aura déployé toute l’énergie qu’il a pu. A l’aise dans la conservation du ballon, il aurait pu faire du bien s’il avait été plus aidé offensivement. Lui aussi n’aura pas à rougir de la défaite.
Titularisé dans un milieu à deux avec Bope, l’ancien capitaine de V-Club apparaissait bien plus à l’aise seul en sentinelle. N’étant pas relayeur, il a éprouvé beaucoup de difficultés à se projeter correctement vers l’avant. On ne peut pas lui reprocher sa solidarité et son envie, mais dans la conception, ça n’a pas été…
Alors qu’il était le meilleur Congolais en première période, sa sortie sur blessure à la mi-temps a porté un coup très dur à l’équipe. Son calme sous pression et ses sorties de balles en dribbles chaloupés ont cassé plusieurs lignes, et auraient mérité meilleur sort, sans la maladresse de ceux qui l’entouraient. Remplacé par Malango (3) qui n’a cadré aucune de ses trois tentatives de la tête, et a gâché une précieuse occasion en poussant trop son ballon.
En l’absence de Gaël Kakuta et de Paul-José Mpoku, Christian Nsengi lui a fait confiance. Mais les Congolais vont devoir l’accepter : Trésor Mputu n’a malheureusement plus le niveau du football international. Physiquement hors de forme, il n’a jamais réussi à dicter le jeu des Léopards, et à faire parler sa vision du jeu. Trop lent et peu endurant, son âge s’est fait ressentir. Dommage pour lui, qui aurait espéré disputer une dernière CAN. Remplacé à la mi-temps par Mukoko Tonombe (2) dont les imprécisions techniques ont fait très mal aux Léopards. Son coup-franc complètement raté à la 85ème minute lance le contre décisif des gabonais.
Titularisé sur l’aile droite, le joueur de Charleroi avait une chance de faire oublier sa prestation décevante face à l’Angola. Mais il n’en a rien été, bien au contraire. Alors qu’il apparaissait comme le seul pouvant apporter un peu de vivacité et de technique, le joueur de 27 ans a failli à sa mission. Trop de ballons perdus et de mauvais choix, qui ont conduit Nsengi à le remplacer par Lilepo (4), volontaire et rapide mais trop brouillon.
Après avoir grillé sa chance au Maroc, « Zadio » se voyait offrir une opportunité inespérée face la multiplication des absents. Mais le joueur d’El Masry n’en a pas profité, et n’a jamais su inquiéter l’arrière-garde adverse.
Esseulé, le joueur du Standard s’est battu seul au milieu de quatre gabonais. Ni ses compères d’attaque, ni Mputu n’ont su lui transmettre le moindre ballon exploitable. Il a parfois dézoné, offrant même un beau centre à Malango, qui loupait sa reprise de la tête. On peut lui reprocher quelques prises de balles hésitantes, mais il n’est clairement pas le premier responsable de la déroute. Epuisé, il est remplacé à la 71ème minute par Kabangu (non noté) qui s’est surtout illustré en ratant un dégagement aérien dont Aubameyang a profité pour inscrire le troisième but.
Jeudi, les Léopards défieront à Franceville une équipe gabonaise qui cherchera à assurer sa qualification par une victoire à domicile. Privés de leurs individualités, contrairement à leurs hôtes, les Léopards devront afficher une grande solidarité et un mental d’acier pour décrocher la victoire, puis la qualification. Et c’est tout à fait possible !
Compos à Kinshasa
RDC (4-3-3) : Kiassumbua – Ikoko, Mbemba, Tisserand (c) , Masuaku – Moke – Mpoku, Imbula – Kebano, Akolo – Bakambu
Gabon (4-2-3-1) : Mfa Mezui – Palun, Appidangoye, Ecuele Manga, Ebane – Lemina, Ndong – Kanga – Bouanga, Allevinah – Aubameyang (c)
La panthère et le léopard, c’est le même animal. Ces deux formations l’ont prouvé le 14 novembre 2019, en se neutralisant au Stade des Martyrs (0-0). En effet, les Léopards avaient alors manqué de tranchant face à une équipe gabonaise qui lui ressemblait beaucoup dans le jeu et les intentions. Un axe défensif complémentaire et solide, un relayeur à l’aise techniquement (Lemina et Imbula) couplé à un récupérateur agressif (Ndong et Moke), derrière un joueur technique à la baguette (Mpoku et Kanga) pour lancer un attaquant de profondeur (Aubameyang et Bakambu) accompagné de deux ailiers remuants.
Jeudi, les gabonais devraient partir sur les mêmes bases. Car en un an et demi, l’équipe type n’a pas vraiment changé. Seul introduction possible dans le onze: celle d’Aaron Boupendza, pour épauler Aubameyang en attaque, ou sur l’aile gauche. En feu cette saison en Turquie (18 buts), l’ancien bordelais était titulaire contre l’Angola (2-1) et lors de la défaite en Gambie (1-2).
On l’aura compris, la force du Gabon réside dans ses individualités, notamment offensives. Guelor Kanga, le plus Congolais des Gabonais, devrait toucher beaucoup de ballons. La principale mission du milieu de terrain des Léopards (sans doute Merveille Bope et Edo Kayembe) sera de lui en priver. Car son jeu de passes, court comme long, et sa vision du jeu dictent le tempo de l’équipe, bien qu’il ait souvent été critiqué pour son irrégularité. S’il est dans un mauvais jour, le natif de Kinshasa ferait une belle faveur à son pays d’origine.
Derrière, la charnière Chancel Mbemba – Marcel Tisserand, qui a résisté aux multiples forfaits, devra confirmer sa solidité. Car en face, Aubameyang (9 buts en club ), Allevinah (10 buts), Boupendza (18 buts) et Bouanga (5 buts, trois passes décisives) arriveront en pleine confiance. Dotés de profils différent, ils représentent, chacun à leur manière, une menace réelle. Privés d’Arthur Masuaku, qui revient à peine de blessure, les Léopards pourront compter sur un Fabrice N’Sakala qui joue à Besiktas (19 matchs), et que vous avez élu Joueur du mois de février pour ses belles performances en club. A droite, Issama Mpeko va tenir son rang.
Au milieu, Merveille Bope et Edo Kayembe, auteurs d’une belle saison en Belgique, partent favoris devant Fabrice Ngoma, qui a perdu sa place en club, et Yannick Bangala. A l’animation, Trésor Mputu pourrait être lancé titulaire, si Christian Nsengi choisit un schéma qui lui correspond. Cependant, en l’absence de Bakambu, la RDC ne dispose d’aucun attaquant de profondeur, ce qui pourrait forcer le sélectionneur à revoir ses plans. Mais Jackson Muleka devrait, sauf énorme surprise, tenir une place de titulaire. Reste à savoir s’il sera seul, ou accompagné. Car avec Ben Malango, Joel Beya, Walter Bwalya, Dark Kabangu ou Francis Kazadi, la liste des avants-centres est bien garnie.
Ce seront les ailes qui peuvent poser problème. Le désistement d’Elia Meschack et les diverses absences réduisent drastiquement les options, et empêche la RDC de miser sur un jeu de contre-attaque efficace. Parmi les sélectionnés, Jordan Botaka est le seul avec une expérience internationale conséquente. Son penchant pourrait donc être Glody Lilepo, qui fêtera sa première cape en A. ou Kazadi.
Cela parait étrange au vu de l’écart de vivier entre les deux pays (Plus de 90 millions de Congolais et 2 millions de Gabonais) mais les Panthères disposeront de meilleures individualités. Cependant, cela ne leur garantit pas la victoire, loin de là. Mais cette fois, les Léopards devront jouer la carte de la solidarité, pas celle du talent.

Fermé le 17 juillet 2020 pour une réhabilitation partielle par le gouvernement provincial de la Tshopo, l’unique stade de la ville de Kisangani demeure un chantier interminable.
Devant la presse sportive ce lundi 22 mars 2021, le Ministre provincial des Sports et Loisirs, Danny Mongo, a assuré aux journalistes oeuvrant dans le domaine des sports que la réouverture du stade Lumumba interviendra sous peu car les travaux de réhabilitation sont exécutés à 90%.




Quant à la pelouse synthétique, Monsieur Mongo affirme que la pelouse se trouve déjà à Kisangani et que sa pose interviendra juste après les travaux de génie civil, qui seront effectués par les ingénieurs de la FECOFA.
Et pour clôturer sa communication avec les journalistes sportifs de la ville de Kisangani, le Ministre des Sports et Loisirs a annoncé la tenue des états généraux des sports de sa province dans les jours qui viennent.
Ce jeudi 25 mars, la RDC jouera un match capital face au Gabon. Et quatre jours plus tard, un non moins important contre la Gambie. Mais pour arracher la qualification, les Léopards n’aligneront pas le meilleur onze, loin de là. Pourtant, ni les restrictions liés à la situation sanitaire, ni le staff n’en sont responsables.
Actuellement troisième du groupe avec six points, la RDC est la seule équipe du groupe à n’avoir perdu aucun match jusqu’alors (2 nuls, une victoire). Mais dans un groupe où seule l’Angola, dernière avec un point, est hors course, deux victoires au Gabon et face à la Gambie sont impératives pour se qualifier à la CAN. Les Panthères et les Scorpions, qui ont tenu la RDC en échec à l’aller (0-0 à Kinshasa et 2-2 à Banjul) sont virtuellement devant, avec 7 points chacun. Et logiquement, les trois sélections vont batailler pour la qualification.
Malheureusement, la RDC présentait une liste amputée de nombreux cadres, notamment en raison du refus des clubs de libérer leurs joueurs « hors UE ». Ainsi, les cadres Yannick Bolasie et Neeskens Kebano (Middlesbrough) et Gaël Kakuta (Lens) en faisaient les frais. Idem pour le très attendu Yoane Wissa (Lorient) et l’ancien capitaine des U20 Omenuke Mfulu (Elche). Les joueurs locaux, dont beaucoup faisaient partie du groupe éliminé en quart de finale du dernier CHAN, représentent alors une majorité de l’effectif.
Face à cette règle défavorable pour l’Afrique en général, et non uniquement pour la RDC, il est intéressant de regarder comment les autres réagissent. Et commençons par nos adversaires directs…
Le Gabon n’a pas hésité à convoquer directement tous ses joueurs phares. Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal), Denis Bouanga (Saint-Etienne), Mario Lemina (Fulham) et les expérimentés Bruno Ecuele Manga et Didier Ndong (Dijon) sont tous là. Du côté Gambien, la sélection finale ne compte que des joueurs expatriés, la grande majorité venant d’Europe, dont Musa Barrow (Bologne) et Omar Colley (Sampdoria). Et malgré les pressions exercées par les différents clubs, tout le monde sera là.
Tout le monde, malgré la tentative, aussi injuste que ridicule, des clubs Français de réaliser une union sacrée pour empêcher l’ensemble des joueurs africains (hors UE, pardon…) de rallier leur sélection. Car après la dérogation accordée par le gouvernement français, les sélections se sont empressées de se débrouiller pour trouver une solution. Par exemple, les Fédérations gabonaises et sénégalaises ont rapidement mis la main à la poche pour affréter des vols privés pour transporter leurs joueurs dans les délais voulus, avant et après les matchs. Le Bénin, qui avait oeuvré en coulisses avant de publier sa liste, jouera bel et bien sa qualification avec ses européens, dont douze joueurs évoluant en France. Idem pour les Comores, aux portes d’une qualification historique et qui comptera sur ses titulaires.
Et quand ce n’était pas la Fédération, les stars ont pris leurs responsabilités. Ainsi, Naby Keita a mis son jet privé personnel à disposition de trois internationaux guinéens évoluant en France. Un geste d’autant plus désintéressé que le milieu de Liverpool a lui-même été bloqué par son club. Aux quatre coins du continent, la volonté des différentes Fédérations forcent l’admiration.
Immédiatement après l’annonce de la dérogation, le staff à fait parvenir une demande écrite à la FECOFA. L’objectif ? Faire le nécessaire pour compter sur les joueurs évoluant en France. Car avec eux, le onze de départ s’en retrouverait considérablement amélioré.
Passeur contre l’Angola, et sans doute le meilleur Léopard en Europe cette saison, Gaël Kakuta pourrait ainsi faire partie du voyage. Initialement touché au bassin, il a finalement participé à la victoire de Lens contre Strasbourg (2-1) et pourrait donc être disponible. Pareil pour Yoane Wissa, auteur de 7 buts pour sa première saison en Ligue 1, et qui avait fait forte impression pour ses débuts en amical face au Maroc. Très à l’aise dans le jeu en profondeur, il pourrait compenser l’absence de Cédric Bakambu, qui manquera cruellement dans ce domaine. Indiscutable avec Dijon et titulaire face à l’Angola, Glody Ngonda aurait pu suppléer Fabrice N’Sakala, en l’absence d’Arthur Masuaku, blessé. Son penchant à droite Issama Mpeko serait alors stimulé par la concurrence de Gédéon Kalulu. Autant d’options importantes qui n’ont malheureusement reçu aucune suite de la part de la Fédération.
Hormis la RDC, deux sélections du continent se sont résignées à ne pas faire appel à leurs « européens » pour les deux matchs restant : le Togo et le Mali. Cependant, un détail les distingue des Léopards : ils n’ont plus rien à jouer. Les Éperviers de Claude Le Roy sont déjà éliminés, tandis que les Aigles de Mohamed Magassouba ont assuré leur qualification lors de la dernière journée. Pour le reste, toutes les sélections ont fait des pieds et des mains pour avoir leur meilleurs joueurs. Toutes, sauf nous. Une question peut donc légitimement se poser :
Que veut-on réellement ?

Dans un match capital dans la course pour la qualification au Play-Offs, deux équipes Boyomaises se sont croisées ce dimanche 14 mars au terrain de l’Athénée de Kisangani. Score final : 1-0 en faveur de l’AS. Nika face au FC. Dynamique du coach Bolamba.
Conscients de l’enjeu de la rencontre qui les opposait à un des « grands » de la Province Orientale, les joueurs de Dynamique ont entamé le match avec un esprit gagnant pour espérer une éventuelle qualification au play-off en étant les premiers de se procurer des bonnes occasions dès le premier quart d’heure de la première période devant une équipe de Nika qui est considérée comme un Lyon blessé suite aux mauvais résultats enregistrés lors de la phase aller dans cette phase des groupes de la Linafoot D2 zone EST, mais la jeune équipe de Kisangani a finie par céder devant l’expérience de son adversaire du jour en concédant l’unique but de la rencontre à la 32 ème minutes de la première période.
Une défaite qui vient de compliquer les calculs des bleus et blancs Biyomais car ils voulaient à tout pris gagner ce match et progresser au classement mais, hélas, ils ne l’ont pas réussi et restent quand-même en vie pour la qualification à la prochaine étape du championnat avec 12 point à seulement trois points de retard par rapport à l’équipe qui les a battus aujourd’hui et cette courte mais précieuse victoire fait l’affaire des rouges et blancs qui désormais comptent 15 points et un nul leur suffit lors de leur dernier match qui les opposera le dimanche 21 mars face au TS. Malekesa pour se qualifier au play-off.
Déjà assuré de jouer le play-off, le Cercle Sportif Makiso s’est bien voyagé en Bunia en ramenant trois (3) points devant l’équipe locale du Mont Bleu grâce à sa victoire de 2-1 le samedi 13 mars passé au stade Amani de Bunia et consolide enfin sa première place du classement provisoire avec 21 points sur un total de 11 matches joués.

C’est désormais officiel, sur les 7 équipes de ce groupe B de la zone EST, deux sont d’offices qualifiées dont le CS. Makiso et le TS. Malekesa tous deux de Kisangani et reste encore deux places qualificatives qui se disputent entre 4 équipes, AS. Nika, FC. Mont Bleu, El Dorado et FC. Dynamique. Noté que Mapenzi est déjà écarté de la course car l’équipe de Kindu compte que 4 points.
On connaitra les deux autres qualifiées entre les quatres équipes qui restent en lice lors de la dernière journée qui interviendra d’ici une semaine.
