Après le TP Mazembe hier, c’est au tour de Maniema Union de quitter la Ligue des Champions. Tenu en échec 2-2 au match aller à Kinshasa et battu 2-0 cette après midi par Sundowns en Afrique du Sud en match retour, le club de Kindu quitte également la C1 mais sera déversé en C2 pour les barrages.
Grâce à un doublé d’Héritier Kasongo à la 33ème et 46ème, Lupopo s’impose 2-0 face à Bazano et récupère le fauteuil de leader du championnat avec 13 points en 5 matchs selon le classement officiel de la Linafoot.
En deuxième rencontre, l’US Panda a été tenu en échec sur son terrain par Lubumbashi Sport qui lui a imposé le nul vierge de zéro but partout tandis que Simba SC est parti réaliser une bonne opération au Stade Diur en arrachant une victoire 1-0 face à Blessing.
Ci-dessous le classement provisoire au terme des matchs de ce dimanche.
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Ca y est ! Le DCMP a obtenu sa qualification pour les barrages de la CAF-C2 en s’imposant 2-1 face à l’AS Kigali du Rwanda. Les congolais ont été les premiers à ouvrir le score à la 27ème par Katy Katulondi avant que Pierrot Kwizera n’égalise pour l’As Kigali juste avant la pause, sur un magnifique coup franc. C’est finalement à la 48ème que Karim Kimvuidi a scellé la victoire et la qualification des daringmens en inscrivant le dernier but de cette rencontre.
Pour info, le DCMP disputera ses deux matchs de barrages le 26-28 novembre pour la manche aller et le 3-5 décembre 2021 pour le retour. Son futur adversaire sera déterminé par tirage au sort auquel seront associés les équipes éliminés du 2ème tour de la Ligue des champions à savoir Maniema Union et le TP Mazembe.
Grosse pression pour le DCMP. Après l’élimination de Vita Club et Mazembe, le DCMP tentera, de son côté, d’accrocher cette après midi une place pour les barrages de la CAF-CDC. Et même si les choses semblent être bien parties pour les hommes d’Alain Landeut, vainqueurs 2-1 au match aller à Kigali, la prudence reste de mise à l’instar du gardien Enock Kamalanduako qui estime que le Daring devra rester prudent mais déterminé face aux Rwandais !
Le match ne sera pas facile parce que les Rwandais viendront jouer sans complexes après leur défaite à Kigali. A nous de rester prudents mais déterminés pour conserver notre avance, voir au mieux creuser l’écart pour garantir notre qualification aux barrages de cette compétition.
Enock Kama
Nous a confié le gardien du DCMP, joint par notre rédaction.
Le groupe du DCMP pour affronter l’AS Kigali ce dimanche
1.Kama, 2.Kasereka, 3.Kayembe, 4.Manguidula, 5.Ikoyo, 6.Desy, 7.Kimvuidi, 8.Sundi, 9.Katuloji, 10.Bayindula, 11.Ikangalombo, 12.Likuta, 13.Nzoto, 14.Kanda, 15.Ngimbi, 16.Mundele et 17.Nkosi
DCMP vs AS KIGALI
Une interférence dans les choix du coach…
qui part d’un mauvais diagnostic !
Professionnels / locaux : suivons l’exemple des meilleurs !
La Tunisie représente un léger contre-exemple, avec une proportion de joueurs locaux plus élevée. Mais ne comparons pas l’incomparable. Le championnat tunisien est bien mieux organisé que la Linafoot, et dispose d’infrastructures plus optimales au développement d’un football de qualité. Car en RDC, le vivier local a beau être doué, l’état désastreux des infrastructures sportives à travers le pays et l’absence d’un système de formation compatible avec le haut niveau devrait empêcher, pour l’instant, la Linafoot d’être une source de vivier pour les Léopards A. Pour offrir à nos locaux une visibilité, le CHAN est l’une des meilleures inventions de la CAF. Mais dans le système actuel, c’est notre vivier d’expatriés et de “binationaux” qui sera crucial pour nous permettre de rivaliser avec les meilleures nations du continent.
La RDC ne compte aujourd’hui aucun Sadio Mané ou un Riyad Mahrez dans son effectif. C’est un fait. Mais si l’on retrouve un jour dans la même composition nos meilleurs joueurs expatriés (« produits locaux » y compris), dont certains n’ont toujours pas joué ensemble, les résultats pourraient être différents.
Le faux-pas du Bénin contre la Tanzanie (0-1) offrait aux Léopards une occasion rêvée de dominer le groupe J. Il suffisait de battre une seconde fois d’affilée le 105ème du classement FIFA, en fin de cycle et quasiment éliminé au coup d’envoi, et sans victoire au compteur depuis novembre 2019. Une mission tout, sauf insurmontable sur le papier. Pourtant, la RDC a trouvé le moyen d’échouer.
Défaits 1-0 à Antananarivo, sur l’unique tir cadré d’un match très haché, les hommes d’Hector Cùper ont montré un visage inquiétant, et n’ont pas trouvé les ressources techniques ni mentales nécessaires pour revenir au score. Aucun plan de jeu clair, approximations techniques, liste finale amputée de joueurs importants… le système et les choix du technicien argentin pour cette journée se retrouvent, légitimement, sous le feu des critiques.
Certes, rien n’est perdu. La première place du groupe est encore à portée de main, en cas de victoire aux deux matchs de novembre. Mais cette défaite ressemble davantage à une révélation qu’à un simple accident. A l’heure actuelle, les Léopards sont-ils réellement légitimes à viser le Qatar ?
Une sélection encore amputée…
La pré-sélection laissait pourtant présager de belles choses…
Le 14 septembre dernier, une liste élargie de 53 joueurs était dévoilée par la FECOFA pour la double confrontation avec Madagascar. Parmi la première vague d’élus, pas de Silas Mvumpa – encore convalescent – mais du beau monde avec les retours, entre autres, d’Arthur Masuaku, Gaël Kakuta, Yoane Wissa et même d’Elia Meschack. Et même réduite à 25, la liste avait plutôt fière allure. Mais les Congolais ne sont plus dupes… à quand remonte la dernière rencontre où les Léopards se sont présentés avec leur liste initiale ? Où encore, amputée de moins de cinq joueurs partis pour être titulaires ?
Et malgré le contexte important de la confrontation, celle-ci ne fait pas exception. Convoqué à chaque fois depuis l’arrivée d’Hector Cûper, Elia Meschack manque encore à l’appel, pour des raisons de plus en plus floues, et agaçantes pour les supporters congolais. Touché aux adducteurs, Gaël Kakuta est forfait pour la quatrième fois d’affilée, et Vital Nsimba décide de ne pas prendre le risque d’aggraver son entorse au pouce, pour laquelle il s’est fait opérer une semaine plus tôt. Jusqu’ici, le sélectionneur semble victime de la situation…
Cùper, des choix qui ne passent pas…
Toutefois, Arthur Masuaku (West Ham), Neeskens Kebano (Fulham) et Yoane Wissa (Brentford) sont évincés de la sélection finale, bien qu’étant physiquement aptes. Et si le staff n’a pas jugé utile de communiquer sur l’absence de trois joueurs qui partaient pour être titulaires, nos sources nous informent qu’il s’agissait bien d’un choix délibéré. En effet, la RDC se trouvant sur « liste rouge COVID » du Royaume-Uni au moment du match, les trois « Anglais » n’auraient pas pu disputer le match aller, à Kinshasa. Et s’ils auraient pu être alignés hier, au Stade Mahamasina, le choix est alors pris de se passer d’eux pour la double confrontation, sans doute par volonté de ne pas chambouler le groupe.
Mais la physionomie du match remet en question la pertinence de cette décision. L’agilité d’un Kebano, les contre-attaques d’un Masuaku et la vitesse d’un Wissa ont cruellement manqué hier. Et, comme souvent, la RDC se distingue seule par des décisions farfelues…
En effet, la Côte d’Ivoire se trouvait dans le même cas de figure. Vainqueurs au Malawi mercredi dernier (3-0), les Éléphants se présentent ce soir au match retour renforcés de cinq cadres (Wilfried Zaha, Nicolas Pépé, Eric Bailly, Maxwel Cornet et Jean Michaël Seri) qui avaient été privés du match aller pour les mêmes raisons que la RDC. Mais quand on veut gagner, on y met les moyens. Certains l’ont compris, d’autres moins…
… avec un 4-4-2 inoffensif
En reconduisant son 4-4-2, victorieux mais peu convaincant à l’aller, l’Argentin a-t-il gaffé ?
Sans doute… car malgré la complémentarité affichée entre Edo Kayembe et Samuel Bastien à l’aller, nous avions souligné le déséquilibre apparent au milieu, que Madagascar n’avait pas réussi à exploiter. Une faille qu’Eric Rabesandratana, qui a changé son sytème par rapport à l’aller, avait bien repéré. Avec Rayan Raveloson (LA Galaxy) placé à son poste de prédilection (milieu relayeur) aux côtés de Marco Ilaiamaharitra (Charleroi), l’entrejeu des Barea a pris le dessus. Méconnaissable par rapport à jeudi, Edo Kayembe a surtout affiché des lacunes techniques criantes aux côtés d’un Samuel Bastien qui n’aura jamais réussi à peser sur le jeu jusqu’à son remplacement dès la mi-temps.
Bien que volontaire, Samuel Moutoussamy ne jouait pas à son poste, et n’a donc jamais pu exprimer le meilleur de lui-même. Toujours aussi irrégulier, Chadrac Akolo a erré sur son aile gauche tandis que Dieumerci Mbokani et Cédric Bakambu n’ont eu que trop peu de ballons à se mettre sous la dent. Malgré sa maîtrise technique (qui fut une rareté dans ce match) le premier cité n’a pu décrocher le moindre tir jusqu’à sa sortie et le second est désormais le bouc émissaire de la défaite. A juste titre ? Oui et non…
Fantomatique en première période, et auteur de trois ratés (45′ +, 55′, 85′), l’attaquant de 30 ans n’a pas su endosser le rôle de sauveur tant espéré par les supporters. Même si, à sa décharge, il n’a été que peu sevré en bons ballons, et a surtout payé – comme son partenaire d’attaque – l’absence de créativité du milieu de terrain.
… Sans créateur !
Dans ce cadre, difficile d’épargner Hector Cùper. Comme à chaque rencontre depuis son arrivée, l’ancien sélectionneur de l’Egypte s’est passé d’un Paul-José Mpoku certes peu inspiré en Turquie (6 matchs, aucun but ni assist avec Konyaspor) mais qui demeure le seul véritable créatif de l’équipe en l’absence de Kakuta. Car parmi les joueurs du onze, aucun n’avait un véritable profil de passeur, ni même de tireur de coups de pieds arrêtés.
Là aussi, une décision surprenante pour un homme aussi expérimenté que Cùper : celle de se priver non seulement d’un maître à jouer, mais d’un spécialiste des coups francs et/ou corners sur 23 joueurs. Dans une rencontre aussi fermée et hachée que celle-ci, un corner bien botté ou un coup franc bien travaillé aurait, éventuellement, pu débloquer la situation. Malheureusement, ni Akolo, ni Moutoussamy ne sont préposés à l’exercice en club. Et cela s’est constaté…
Le Qatar, ambition réaliste ou prématurée ?
Avec tous ces facteurs peu flatteurs observés, la Coupe du Monde au Qatar semble aujourd’hui à mille lieux de la RDC. Incapables de se distinguer dans un groupe pourtant très modeste, les Léopards ne dégagent, après quatre matchs, aucune identité de jeu clairement établie ni de onze type. Il est objectivement compliqué de trouver des aspects prometteurs. Le staff ne rassure pas, et Hector Cùper est loin de s’affirmer comme l’homme de la situation. Difficile d’imaginer l’équipe que l’on a vu hier affronter les plus grandes nations mondiales d’ici un an. Surtout que, dans l’optique – virtuelle – où la RDC finirait première, des barrages suivront, avec des équipes bien plus huppées.
Toutefois, ce constat n’est pas figé. Les choses peuvent aller vite dans le football, dans un sens comme dans l’autre. Et la volonté des joueurs n’a jamais été remise en question. Tout reste ouvert dans ce groupe, et la Tanzanie et le Bénin sont loin d’être des foudres de guerre. Mais pour espérer décrocher la première place d’ici novembre, il faudra impérativement que Cùper et ses ouailles prennent conscience de leur responsabilité dans cette contre-performance. Et que le onze de départ pour la dernière journée ait une toute autre allure.




