La RD Congo s’est qualifiée pour la Coupe du monde 2026, 52 ans après sa dernière participation, mais à Guadalajara, supporters et journalistes congolais ont été privés de la fête faute de visas. À deux mois du Mondial, il est urgent d’anticiper le déplacement pour éviter que l’histoire ne se répète.
La victoire 1-0 face à la Jamaïque en finale de barrage intercontinental restera gravée dans les mémoires, mais elle a été vécue sans le groupe d’animation, cœur de l’ambiance dans les tribunes. Lumumba VEA, célèbre supporter statique et véritable star de la dernière CAN au Maroc, n’a pas pu se joindre à la fête, privant les Léopards de l’énergie d’une partie de leurs inconditionnels.
Depuis novembre 2025, la RDC connaissait le calendrier des barrages intercontinentaux prévus en mars 2026, après sa qualification contre le Nigeria lors du barrage africain. Malgré cela, le gouvernement, via le ministère des Sports, a tardé à lancer les démarches pour l’obtention des visas. Même un déplacement au Kenya pour accélérer le processus n’a pas permis aux documents d’être délivrés à temps.
Aujourd’hui, avec la qualification pour la phase de groupes du Mondial co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, il est crucial d’anticiper. La RDC jouera son premier match à Houston, le deuxième au Mexique et le troisième à Atlanta. Connaissant les contraintes que les USA veulent imposer pour l’obtention d’un visa pour l’entrée sur leur territoire, il serait souhaitable que la RDC mette en place toutes les procédures pour que le groupe d’animation officiel et les journalistes puissent suivre l’équipe nationale dans les meilleures conditions.
La leçon de Guadalajara est limpide : l’exploit sur le terrain ne suffit pas. La préparation logistique, en particulier l’obtention des visas, doit être planifiée à l’avance pour que les Léopards vivent pleinement leur Mondial et que la fête soit totale pour tout le pays.
