De la KFA aux Émirats, Tshipangila trace sa route

Par Darius Tshibangu
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Formé à la Katumbi Football Academy, passé par le TP Mazembe et le CS Manika, aujourd’hui aux Émirats, Jonathan Tshipangila, gardien de but congolais de 20 ans revient sur son parcours, ses choix et ses ambitions.

La KFA a été une étape importante dans ta formation. Qu’est-ce qu’elle t’a apporté ?

La KFA a été une étape très importante pour moi. Elle m’a apporté une vraie discipline, une rigueur dans le travail et une meilleure compréhension du poste de gardien. J’ai appris à être plus professionnel dans mon comportement, sur et en dehors du terrain.

À quel moment tu t’es dit que tu pouvais devenir professionnel ?

C’est venu progressivement, surtout quand j’ai commencé à enchaîner de bonnes performances et à recevoir la confiance de mes entraîneurs. À partir de là, j’ai compris que c’était possible si je restais concentré et régulier.

À 20 ans, tu as déjà connu plusieurs pays et clubs. Comment résumer ton parcours ?

Je dirais que c’est un parcours riche et formateur. J’ai connu différentes cultures, différents styles de jeu, et ça m’a permis de grandir rapidement, autant comme joueur que comme personne.

Le tournoi Rocco U18 remporté en Italie avec la KFA reste un moment fort ?

Oui, c’est une grande fierté. Gagner un tournoi en Europe montre qu’on peut rivaliser à un bon niveau. Ça m’a donné beaucoup de confiance et de motivation pour la suite.

Tu as travaillé avec Jean-Claude Loboko. Qu’as-tu retenu de lui ?

Il m’a beaucoup appris sur la discipline et le sérieux. Il insiste sur les détails, et dans le poste de gardien, ce sont justement les détails qui font la différence.

Ton passage à la KFA t’a aussi permis de t’entraîner avec les pros du TP Mazembe. Qu’est-ce que ça t’a appris ?

S’entraîner avec un grand club comme le TP Mazembe m’a montré le très haut niveau : la vitesse de jeu, l’intensité, l’exigence. Ça m’a obligé à élever mon niveau et à être plus concentré.

Aujourd’hui, tu évolues au Live Sport FC. Comment décrirais-tu le championnat ?

Le championnat est compétitif. Il y a beaucoup de joueurs étrangers et le rythme est assez élevé. Les exigences physiques et tactiques sont importantes.

Quel regard portes-tu sur le football aux Émirats ?

C’est un football en pleine évolution. Il y a des investissements, de bonnes infrastructures et un vrai développement du niveau.

Les championnats du Golfe sont souvent vus comme une destination de fin de carrière. Ça ne t’inquiète pas ?

Je pense que c’est un cliché. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes joueurs viennent ici pour progresser. Tout dépend de ton travail et de tes performances, peu importe où tu joues.

Tu as connu une période de tension dans la région. Comment l’as-tu vécue ?

C’était une période compliquée, forcément. Mais j’ai essayé de rester concentré sur mon travail. Ce genre de situation te rend plus fort mentalement.

On te décrit comme un gardien moderne. C’est naturel ou travaillé ?

C’est surtout travaillé. Aujourd’hui, le gardien doit participer au jeu. Je m’entraîne beaucoup pour être à l’aise avec le ballon.

Plusieurs clubs te suivent déjà. Comment tu gères ça ?

Je reste concentré sur mon travail. Les rumeurs font partie du football, mais le plus important, ce sont mes performances sur le terrain.

Tes objectifs ?

À court terme, c’est de m’imposer en club et d’enchaîner les matchs. À moyen terme, je vise un niveau encore plus élevé et pourquoi pas la sélection nationale.

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