CAN : vers une fin de l’excuse des clubs européens ?

Par Darius Tshibangu
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Le passage de la CAN à un format quadriennal pourrait changer le regard des clubs européens sur les joueurs africains. Paul-José Mpoku pointe un frein longtemps utilisé.

La réforme de la CAN pourrait-elle faire tomber un vieux préjugé ? Dans un entretien accordé à Leopardsfoot, Paul-José Mpoku relance un débat sensible.

À partir de 2028, la Coupe d’Afrique des nations ne se jouera plus tous les deux ans, mais tous les quatre ans. Une décision de la Confédération africaine de football qui vise à s’aligner sur les standards internationaux.

Pour l’ancien international congolais, ce changement pourrait avoir un impact direct sur le marché des transferts. Moins de CAN signifie moins d’absences en club, un argument souvent avancé — parfois discrètement — par les grandes équipes européennes pour freiner certains recrutements.

Mpoku illustre son propos avec le cas de Victor Osimhen. Proposé par Benni McCarthy, alors entraîneur des attaquants de Manchester United, l’attaquant nigérian n’aurait pas été retenu en partie à cause de la CAN, disputée en pleine saison. Une absence durant des périodes clés comme le Boxing Day peut peser lourd dans la balance.

Le débat reste ouvert. Certains estiment que la vraie solution serait de décaler la CAN en fin de saison, à l’image de l’Euro ou de la Copa América, pour éviter tout conflit entre clubs et sélections.

Mais pour Mpoku, cette réforme constitue déjà un tournant. Avec une CAN organisée tous les quatre ans, les clubs devront composer avec une contrainte bien moins fréquente.

Moins d’absences, moins d’arguments… et peut-être la fin d’une “excuse” longtemps utilisée.

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