L’AS.Vita club a émis le vœu de saisir le Tribunal Arbitral du Sport pour être rétabli dans ses droits dans l’affaire Zao MATUTALA. C’est ce qu’indiquent en tous cas plusieurs sources proches du club après que la Commission Ad hoc de la FECOFA ait rejeté leur recours en appel.
En effet, la FECOFA a rejeté le recours de Vita Club en confirmant l’appartenance de MATUTALA à la KFA. Une décision qui a fait perdre 9 précieux points aux Verts et Noirs, les éloignent du sacre, et même des places qualificatives pour la prochaine Ligue des champions de la CAF qui figurait dans les objectifs premiers de Bestine Kazadi, la saison prochaine.
Au cours d’une mise au point faite, ce vendredi 2 Juillet, sur son compte Tweeter, la Présidente du club kinois, s’est indignée du verdict de la Commission Ad hoc de la FECOFA, qui a placé ses poulains dans une mauvaise posture, alors que selon elle, ils ont acquis leurs points valablement sur l’air de jeu. Elle rajoute par ailleurs, qu’elle mettra tout en œuvre pour obtenir gain de cause dans cette affaire.
Pour rappel, privé de ses points dans cette affaire, l’AS.Vita club a fini 3ème du championnat National de la Vodacom ligue 1, et prendra donc part à la Coupe de la confédération accompagné du Daring club Motema Pembe, vainqueur de la 56ème édition de la Coupe du Congo.
Josué Lelo pour Léopardsfoot.com
Bonjour Coach ! Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Bonjour à tous ! Je m’appelle Becky Bashonga. Je suis une sud-kivutienne de 24 ans, et je suis coach d’une équipe de football masculine.
En 2019, tu as fondé le BC Academics. Comment t’es venue l’idée ?
Pour commencer, le BC Academics signifie simplement le Becky Club Academics. C’est une équipe exclusivement masculine, composée de 30 athlètes dont l’âge varie entre 12 et 19 ans. L’idée m’était venue car j’avais l’habitude d’aller au terrains de foot, et tout a coup j’ai rencontré un groupe de jeunes de 12 ans dont je me suis rapproché, je leur ai posé des questions. « Qui vous entraîne ? » Vous êtes seuls ?
Et je me suis dit, pourquoi ne pas encadrer ces jeunes qui ont cet amour du football ? Donc je me suis lancé et je me suis donné à fond pour fonder une équipe de football masculine.
Comment s’organise ton équipe ? As-tu des gens qui t’assistent pour les entraînements ?
Oui, j’ai un staff de cinq personnes. Sur le plan sportif, j’ai un assistant, un caissier, un secrétaire ainsi qu’un chargé de communication.
En termes de style de jeu, quel entraîneur t’inspire le plus ?
Je dirais José Mourinho. Je l’aime bien. Il a gagné partout ou il a été, et son histoire me fait penser à la mienne, donc il m’inspire beaucoup.
Disputez-vous un championnat régional ? Ou des matchs contre d’autres clubs de la région ?
Oui, on a participé à un tournoi au cercle sportif de la Botte, à Bukavu. Il y avait plusieurs clubs de la ville et de la région. Nous avons fini deuxièmes. Sinon, on joue régulièrement des matchs amicaux avec d’autre clubs de Bukavu. Parfois, on se déplace aussi dans d’autres villes de la Province.
Le manque de formation est l’un des gros problèmes pour exploiter le talent au Sud-Kivu et en RDC. Selon toi, comment remédier à ce problème ?
C’est un gros problème, surtout chez nous en RDC. Tout est basé sur le manque d’infrastructures et de matériel. Et les autorités congolaises ne soutiennent pas assez nos équipes. Pourtant, nos joueurs sont bons… Si seulement ils avaient la chance d’avoir un peu plus d’encadrement, on pourrait faire de belles choses.
On a besoin de leur assistance. morale ou matérielle. Car on ne peut pas former correctement un athlète sans matériel adéquat. Tout ça, c’est la responsabilité des autorités. Il faut impérativement qu’il y ait une meilleure politique sportive dans ce pays, car il y a un talent fou.
A plus long terme, quel est l’objectif de l’académie ?
Promouvoir les jeunes talents dans toute l’étendue de la RDC !
Le coach de L’AS.Vita club de Kinshasa, Florent Ibenge Ikwange a quitté le club Vert et Noir de la capitale après son arrivé en 2012 sur le banc du staff technique du club. L’annonce a été faite, ce mercredi 30 Juin, dans un tweet de la Présidente de l’équipe, Bestine Kazadi adressé aux supporters de ladite formation.
9 ans après son arrivée comme entraîneur principal du club kinois, Florent Ibenge a décidé d’aller voir ailleurs alors qu’un jour avant, la FECOFA annonçait le rejet du recours introduit par L’As.Vita club à propos du verdict rendu sur l’affaire Zao MATUTALA.
Toutefois, bien que le flou demeure toujours sur les raisons précises de son départ, à en croire certaines sources concordantes, Florent Ibenge serait sensible à l’intérêt qu’aurait manifesté l’équipe marocaine de la Renaissance de Berkane. La presse locale marocaine parle même de « discussions déjà bien avancées » entre les deux parties.
Pour rappel, le technicien Florent Ibenge a réussi à offrir à L’As.Vita club de Kinshasa la Supercoupe de la RDC en 2015 et a été deux fois finaliste des compétitions interclubs africaine. D’abord en Ligue des champions de la CAF en 2014, puis en Coupe de la confédération de la CAF en 2018. Il a aussi obtenu 2 titres du championnat national de la vodacom ligue 1, en 2015 et 2018 durant son parcours avec les Dauphins Noirs de la Capitale.
Josué Lelo pour Léopardfoot.com
Auteur de prestations remarquables avec AJ Vainqueurs, Elie Mpanzu a grandement contribué, cette saison, aux bonnes performances de son équipe avec qui il a terminé meilleur buteur de l’Epfkin avec 28 réalisations.
Alors qu’il débute le foot dans la rue comme tout jeune de Kinshasa, Elie Mpanzu qui a grandi à Kinsenso, a commencé sa jeune carrière à Boyokani, une équipe de 4ème division. Une structure au sein de laquelle il a évolué deux saisons et où il se fera rapidement distingué en terminant, la 2ème année, meilleur buteur de la 3ème division avec 45 buts. Une performance qui lui vaudra d’attirer le regard de plusieurs clubs dont le Standard de Lemba et l’AJ Vainqueurs qui finira par le convaincre de signer en 2019.
«J’avais le choix entre le Standard de Lemba ou l’Aj Vainqueurs. Mais orienté par mon président Christian Mayunda, j’ai préféré aller à l’AJ Vainqueurs car c’était une équipe promue en Epfkin et qui venait essentiellement avec des joueurs de ma génération. Je me suis dit qu’il serait plus facile pour moi de m’intégrer et de m’imposer dans leur effectif que de débuter dans une équipe avec des joueurs bien rodés comme ceux du Standard de Lemba. » a expliqué l’attaquant de Vainqueurs qui pour sa première saison en Epfkin, avait déjà terminé 2ème meilleur buteur de l’équipe avec 13 réalisations. Il va ensuite confirmer tout le bien qu’on disait de lui en finissant cette saison, meilleur buteur du championnat avec 28 réalisations.
« Je tiens d’abord à remercier les dirigeants de l’AJ Vainqueurs ainsi que mes coéquipiers sans qui je n’aurais pas pu réaliser cette performance. Je remercie aussi l’Éternel Dieu de m’avoir permis de réaliser cette performance qui me met en lumière aujourd’hui …» a poursuivi Elie Mpanzu qui, forcément, nourrit à présent plein d’ambitions.
« Forcément, avec une telle saison, je me mets à nourrir beaucoup d’ambitions. La première est de maintenir ma performance la saison prochaine et à terme pourquoi pas m’ouvrir les portes de l’équipe nationale et du professionnalisme dans un championnat étranger même si le chemin reste encore long… » a conclu le meilleur buteur qui néanmoins, a formulé quelques regrets.
« J’ai été très satisfait par l’organisation du championnat qui grâce à ses matchs réguliers, m’ont permis de maintenir le rythme de mes performances… Mais j’ai quand même un seul regret, c’est de n’avoir pas pu repartir avec le ballon du match après les 2 triplés et le quadruplé que j’ai pu inscrire cette saison… »… rires.
Top 5 du classement des meilleurs buteurs 2020-2021 de l’Epfkin.
1. Élie Mpanzu : 28 buts (AJ Vainqueurs)
2. Maboti Kusema : 26 buts (FC Système)
3. Chancelle Wantete : 24 buts (New Jak FC)
4. Enzenzi Alibe : 20 buts (AC UJANA)
5. Ngayene Diba (AC NORMANDS) et Israël Kasanda (CEFORBEL) : 18 buts
Dorcas Lela pour leopardsfoot
Présent en France depuis plus de trois ans sans avoir eu l’occasion de goûter au monde professionnel, Colet Kapanga (21 ans) se dit victime de son entourage. Il dénonce l’attitude « égoïste » et « non-professionnelle » de son ex-agent, qui avait également sous son aile un certain Silas Mvumpa Katomba, alias Wamangituka. Selon Colet, son ex-agent est la cause principale des problèmes qu’il a connu au Paris FC, club qu’il avait rejoint en juillet 2019 avec un contrat de stagiaire pro. Tout comme son ex-coéquipier Silas, désormais joueur de Stuttgart en Bundesliga, qui a récemment avoué qu’il jouait sous une fausse identité après avoir été victime de l’influence de ce même agent ! Actuellement sans club, Colet se cherche un nouveau défi. Il a accepté de répondre à nos questions sans tabou en évoquant les cas Silas, ainsi que son passage difficile au sein du deuxième club de Paris.
Peux-tu nous expliquer quelle est ta situation actuelle en tant que joueur professionnel ?
Actuellement, je suis à la recherche d’un club. Depuis mon départ du Paris FC, je suis allé en Italie, à Casarano (Serie D) pendant 6 mois. Mais comme je faisais partie des joueurs extra-communautaires, je suis rentré au mois de février de cette année. Pour l’instant je n’ai pas de club, et j’attends la prochaine saison. Cette situation me dérange… il est difficile d’être épanoui sans club.
Il y a un an, tu nous avais reçu au centre d’entraînement du PFC . Tu avais des objectifs bien précis qui, pour des raisons extra-sportives, n’ont pas pu être concrétisés. Tu restes ambitieux ?
Oui, mes objectifs sont toujours les mêmes. Même si je suis sans club, je n’abandonne pas et je continue toujours de travailler pour pouvoir atteindre mes objectifs. Je suis déçu de ne pas avoir pu signer au PFC mais, cela ne m’empêche pas de continuer !
Concrètement, qu’est-ce qui n’a pas été au Paris FC ?
Il y a eu beaucoup de problèmes. A commencer par mon agent, qui ne travaillait pas pour les joueurs mais pour son intérêt personnel. Ça commençait déjà à me traumatiser moralement. Je ne me sentais pas en mesure de continuer et je pressentais que l’agent n’était pas une bonne personne.
"Olivier m'a traité de sorcier, de marabout !"
C’est à dire ?
Il était égocentrique, il visait plus son intérêt que celui des joueurs. Si je n’ai pas pu bien évoluer au Paris FC, Je dirais qu’il en est la cause principale.
A l’époque, j’avais un contrat de stagiaire professionnel d’un an, plus une option d’achat avec un contrat professionnel de trois ans. Mais pendant 4 mois, je n’ai rien touché au club ! Chaque fois que je discutais de cette situation avec mon agent, il me disait que le club n’avait pas d’argent, il me demandait d’être patient. J’ai trouvé ça bizarre et j’ai donc décidé de me séparer de lui. Quand j’ai pris cette décision, mon agent m’a traité de sorcier, de marabout, il a considérablement sali mon image et m’a fait du chantage, pour cacher son identité et salir ma réputation. Olivier n’est pas honnête, c’est exactement le genre de comportement que Youssouf Mulumbu dénonçait à l’époque à son sujet ! De mon côté, je garde vraiment de très mauvais souvenirs de lui.
Quand je suis arrivé à Paris, je côtoyais uniquement mon agent parce que j’étais sous son logement. Les choses ne se sont pas passé comme prévu. Le club faisait le contraire de tout ce qu’il me disait.
Tu as joué avec Silas Mvumpa Katompa à Alès et au PFC. Récemment, il a avoué qu’il jouait sous une fausse identité. Quelles sont tes impressions par rapport à ça ?
Silas a toujours été un bon joueur, j’ai toujours apprécié son talent. J’ai suivi sa première saison en Allemagne et j’étais content de sa progression ! C’est un meilleur joueur qu’à ses débuts. Mais comme je vous l’ai dit, ni lui ni moi n’étions bien entouré. En prenant cette décision à l’époque, Silas ne voyait que sa carrière et ne se rendait pas compte des conséquences qui aurait pu suivre. S’il a accepté de faire ça, c’était à cause de l’influence de son agent.
Il y a-t-il des choses que tu regrettes ?
Non. Dans la vie, il ne faut rien regretter. Parfois l’échec nous enseigne, et on continue à espérer.
Quels conseils donnerais-tu à des jeunes congolais qui comme toi désirerais venir en Europe pour jouer pro ?
Je souhaite à tous les jeunes d’être sages et surtout de faire très attention à ne pas donner sa confiance à n’importe qui.
Que pouvons-nous te souhaiter ?
Que de bonnes opportunités s’ouvrent à moi.
Je vous remercie.

