La CAF vient de procédé au tirage des groupes du CHAN 2020. La RDC évoluera dans le groupe B en compagnie de la Libye, du Niger et du Congo Brazzaville. Avec leur groupe basé à Douala, les Léopards débuteront leur campagne par le derby du fleuve face au voisin du Congo-Brazzaville. Seuls les deux premiers se qualifieront pour les 1/4 de finale.
Auteur d’un doublé et d’une passe décisive face à Nantes samedi dernier (3-3), Stephy Mavididi (21 ans) dévoile son talent en Ligue 1. Arrivé à Dijon sans grande pompe cet été, l’ailier d’origine congolaise prêté par la Juventus affiche de vrais signes de progression. Portrait.
Après des débuts poussifs en Angleterre…
- 20 février 2017. Une séquence du match Charlton-Rochdale en League One (D3) fait le tour des réseaux sociaux sportifs en Angleterre. Un jeune de 18 ans, alors inconnu au bataillon, récupère la ballon dans sa surface après un coup-franc adverse. A peine entré en jeu, il lance une contre-attaque… à lui seul. Sans prêter attention aux appels de ses partenaires, il se lance dans une chevauchée fulgurante, et élimine cinq adversaires comme des plots. Mais après avoir transpercé le terrain en dix secondes chrono, il perd sa lucidité face au gardien, et tire droit sur lui. Quel dommage… Car si un but avait conclu l’action, il aurait sûrement été plébiscité, dans un championnat davantage réputé pour ses tacles à la gorge que ses exploits individuels.
- Ironie du sort (du moins, on l’espère…) Stephy Mavididi venait de remplacer Jordan Botaka, qui évoluait à l’époque à Charlton. Mais cette exploit inachevé symbolise le début de carrière du jeune ailier lorsqu’il évoluait dans son pays natal, l’Angleterre.
- Natif de Derby, dans le centre du pays, il est repéré par Arsenal à l’âge de 12 ans. Surclassé à l’Académie des Gunners, il passe professionnel en juillet 2015, cinq ans après son arrivée. Malheureusement, il rate son premier prêt à Charlton (5 matchs, aucun but) où une blessure met un terme à sa saison dès le mois de mars. Toutefois, il retrouve rapidement preneur, à Preston North End, cette fois en Championship. Mais gêné par les blessures et une irrégularité chronique, il ne parvient pas à confirmer (10 matchs, toujours aucun but).
- Au bout de six mois, il est envoyé une seconde fois Charlton pour terminer la saison, où l’entraîneur Karl Robinson est convaincu de son potentiel : « C’est un bon petit, honnête, et qui veut apprendre. Clairement, il a tous les aspects pour avoir une très belle carrière. Je lui prédit un avenir brillant« . En effet, Mavididi travaille dur, et ça finit par payer. Auteur de deux buts et d’une passe décisive sur ses quatre premiers matchs, il réalise un excellent début de saison… jusqu’à ce qu’un claquage tendineux vienne lui couper la route. De retour deux mois plus tard, il ne s’illustre que par intermittences, et revient penaud à Arsenal. Le club lui fait alors comprendre qu’il n’aura pas sa chance en équipe première.
La Juve lui a fait un bien fou !
- Néanmoins, son talent affiché avec Charlton et la réserve des Gunners est évident. Il est repéré par Claudio Chiellini, coordinateur des U23 de la Juventus. Le frère de Giorgio se laisse convaincre par un scout du club, qui suivait le joueur depuis trois saisons. Par conséquent, les Bianconeri le chipent à son club formateur.
- Initialement recruté pour évoluer avec la réserve, il réalise une saison correcte en Série C (36 matchs, 6 buts, 1 passe décisive). En Italie, il progresse beaucoup tactiquement grâce à la rigueur de la « Vieille Dame » et travaille dur à l’entraînement. Résultat des courses : Claudio Chiellini le récompense en l’envoyant faire ses gammes avec les pros.
- A Vinovo, il réalise son rêve en côtoyant son idole, Cristiano Ronaldo, qu’il observe énormément. Assez inespéré quelques mois plus tôt ! De plus, il fait face à de véritables clients à l’entraînement en la personne de Leonardo Bonucci et Giorgio Chiellini. Un apprentissage à la dure, qui lui a beaucoup servi : « Face à eux, tu n’as une fraction de seconde pour exécuter ce que tu veux faire. Ils te rentrent dedans immédiatement » raconte-t-il. « Tu as très, très peu de temps… ils m’ont appris à penser rapidement et à agir beaucoup plus vite. »
- Aguerri par la compétition et stimulé par la qualité du groupe, Mavididi est convoqué par Massimiliano Allegri contre la SPAL, alors que la Juve n’est qu’à un pas du Scudetto. Entré à la 69ème minute à la place de son ami Moise Kean, il apparaît en pleine confiance. Ses accélérations et dribbles déstabilisent la défense à plusieurs reprises, mais il ne parvient pas à marquer. Fortement remaniée, la Juve s’incline 2-1. Les Bianconeri attendent la journée suivante, face à la Fiorentina (2-1) pour fêter officiellement leur titre. Bien que sur la feuille de match, Mavididi n’entrera pas en jeu.
Dijon : l’envol ?
- Ayant désormais goûté aux joies du football d’élite, retourner jouer en troisième division italienne aurait été un coup dur pour Mavididi…
- Et c’est en partie grâce à l’influence de Peguy Luyindula, nouveau conseiller stratégique de Dijon, que Mavididi débarque en France. L’ancien international français d’origine congolaise, qui a également fait venir Glody Ngonda, parvient à convaincre le joueur. La Juventus le laisse partir en prêt, avec option d’achat. Cependant, la Vieille Dame, n’est encore sûre de laisser filer son joueur, et ajoute une clause de rachat pour avoir la priorité de le reprendre l’an prochain.
- Initialement recruté pour jouer sur l’aile gauche, Mavididi est finalement lancé dans l’axe, pour pallier la blessure du Cap-Verdien Julio Tavares. Après un léger temps d’adaptation, il s’impose comme un titulaire en puissance. Au sein d’une équipe jouant le maintien, il est le meilleur buteur des bourguignons, à égalité avec Tavares. Bien plus calme en possession qu’à ses débuts, son sens du collectif s’améliore. Dangereux grâce à sa vitesse et ses prises du profondeur, il se montre de plus en plus adroit à la finition.
- Charmé par le joueur, Dijon s’est déjà montré intéresser pour récupérer le joueur en cas de maintien, mais rien n’est moins sûr… Car le principal objectif de Mavididi cette saison est de se faire repérer par une écurie de Premier League, qu’il n’a encore jamais disputé.
Et la sélection ?
- International avec les Three Lions depuis les U17, Stephy Mavididi n’a pas été appelé depuis 2017, avec les U20. Pour la petite histoire, il avait joué un sale tour à son pays d’origine en octobre 2015, lors du match remporté 8-0 face aux léopards U20, en inscrivant le quatrième but.
- Désormais, le joueur semble un peu plus accessible pour la RDC. La forte concurrence à son poste en équipe d’Angleterre A, par des joueurs de sa génération (Jadon Sancho, Mason Mount, Callum Hudson-Odoi…) pourrait l’inviter à y réflechir. Alors que la génération « Fimbu » approche de la trentaine, un renouvellement d’effectif devra s’opérer, notamment en vue du mondial 2022. Et un joueur comme Mavididi représenterait un bel atout…
- Dans un futur proche, le joueur pourrait éventuellement se laisser tenter par le tournoi Maurice Revello, que la RDC disputera au mois de mai. Considéré comme amical, il n’engage pas un changement de nationalité immédiat, et ferait office de test pour certains binationaux, dont Mavididi. Ses qualités et sa fougue pourraient alors dynamiser l’attaque des léopards. Affaire à suivre…
Gros changement de décor pour Vital Bahati. A 18 ans, l’attaquant polyvalent de l’AS Dauphins Noirs quitte les bords du lac Kivu pour la Méditerrannée orientale. Révélation du tournoi UNIFFAC 2018 avec les U17 Congolais, ce pur produit de l’académie GOAL a été repéré par Antalyaspor (D1 turque), où il a signé une licence pour évoluer avec la réserve. En cas de bonnes performances, il sera promu en équipe première.
Contacté par leopardsfoot, le jeune gomatricien s’est livré à notre rédaction. Et il ne manque pas d’ambition… Interview découverte !
⁃ Bonjour Vital, peux-tu te présenter brièvement aux supporters congolais ?
Bonjour ! Je m’appelle Vital Rafiki Bahati, j’ai 18 ans et je suis originaire de Goma. Congolais et fier de l’être avant tout !
⁃ Tu es également connu par le surnom de « Mamadou », pourquoi ?
Ah, ça… on m’appelle comme ça depuis que je suis enfant. A l’époque, la RDC avait joué contre le Sénégal et Mamadou Niang avait inscrit un triplé (en septembre 2010, défaite 2-4 à Lubumbashi). Et comme je marquais beaucoup de buts, on m’a surnommé comme ça. Ensuite, le surnom est resté, même quand j’ai grandi.
⁃ Quel est ton poste de prédilection ? Et as-tu un joueur modèle à ton poste ?
Je suis attaquant polyvalent. Je peux tout aussi bien jouer ailier gauche que droit, et dans l’axe. Pour ce qui est de mes modèles, il y en a plusieurs… Déjà, j’aime beaucoup Cristiano Ronaldo. Déjà pour son style de jeu, car il a toutes les qualités, mais surtout pour son état d’esprit. J’adore aussi Kylian Mbappé et Raheem Sterling, et la manière dont ils allient vitesse, finition, dribbles et exécution.
Du côté Congolais, il y a Cédric Bakambu. Il m’inspire beaucoup dans ses déplacements, sa vitesse et sa qualité de finition. Mais Trésor Mputu est mon idole, je l’aime beaucoup ! Même si c’est davantage un milieu de terrain, j’apprécie énormément son style de jeu. J’aime également Yannick Bolasie.
⁃ Quelles sont tes principales qualités ?
Je dirais que première qualité est la vitesse. Je suis très rapide balle au pied et dans mes actions. Je sais également dribbler, et j’ai une bonne finition aussi.
Et les points sur lesquels tu dois encore t’améliorer ?
Sans hésitation, mon principal point faible est mon jeu de tête, que je compte bien travailler !
⁃ Tu es passé par Dauphins Noirs et l’académie GOAL de Goma. Que retiens tu de ta formation au pays?
De très bonnes choses. J’ai passé deux belles années à l’académie avec le président Hugo, où j’ai bénéficié d’un très bon encadrement, qui m’a permis de beaucoup développer mes qualités de footballeur. Je garde aujourd’hui beaucoup de respect et d’amour pour ce centre. Sans oublier bien sûr mon ancien club, l’AS Dauphins Noirs avec qui j’ai joué en Linafoot. Ils m’ont beaucoup aidé, et donné ma chance avant même que je sois international en jeunes.
⁃ Tu es actuellement sous licence à l’Antalyaspor, en Süperlig turque. Comment le club t’a t’il repéré ?
Tout s’est déroulé après l’UNIFFAC au Cameroun. En fait, mes manager de la Godson Acadamy avaient déjà des contacts avec les dirigeants du club. Ils leur ont proposé mon profil, en leur envoyant une vidéo de mes actions. Antalyaspor s’est montré très enthousiaste, et des scouts ont été envoyés au Congo pour me voir jouer en club. Ils m’ont apprécié, et ont fait un feedback positif aux dirigeants, qui m’ont invité pour faire un stage ici en Turquie. Désormais, me voilà au club !
⁃ Comment se déroule ton adaptation en Turquie, sur et en dehors du terrain ?
Très bien, Dieu merci. Je m’intègre déjà bien, et dans de bonnes conditions. Les deux premières semaines, c’était plus compliqué car il faisait vraiment très froid, mais en ce moment ça va mieux. Sinon je me sens bien, je suis logé dans de bonnes conditions et je mange bien. La Turquie est un pays que j’aime déjà bien. Je n’ai aucun problème de racisme, ils aiment les noirs (rires) ! Et sur le terrain, mes coéquipiers sont vraiment exceptionnels. Le principal problème reste la langue… dans le vestiaire, on parle turc et un peu anglais. Mais je sais qu’avec le temps j’apprendrai le turc et ça ira.
⁃ Désormais, quels sont tes prochains objectifs avec le club ?
L’objectif primordial est d’intégrer l’équipe professionnelle. Dans un premier temps, je vais être avec l’équipe réserve et je vais jouer le championnat avec eux. Mon but est de m’imposer avec l’équipe, puis de tout casser pour être vite promu en A et jouer la Süperlig. Et je suis confiant, par la grâce de Dieu et avec beaucoup de travail, ça arrivera.
⁃ Avec les léopards U17, tu as participé au tournoi UNIFFAC au Cameroun en avril 2018…
Oui, j’ai d’ailleurs fini co-meilleur buteur du tournoi ! C’était une belle aventure avec les coach Eric Tshibasu et Guy Bukasa. Et même si on a perdu la finale (1-0, face au Cameroun, ndlr), cette compétition reste un beau souvenir pour moi.
⁃ A plus long terme, quels sont tes objectifs avec la RDC ?
De jouer avec les léopards A, bien sûr ! Ce serait un rêve d’enfant qui se réaliserait. Et ça aussi j’y arriverai. Avec le travail et la volonté du seigneur.
⁃ Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?
D’aller le plus loin possible et réussir ma carrière . D’évoluer un jour en Premier League, en Liga, Ligue 1 ou Bundesliga… les plus grands championnats européens. Et pourquoi pas disputer la CAN, et la Coupe du Monde avec mon pays ? J’y crois. Tout est possible dans la vie. En tout cas, je travaillerai dur pour y arriver et aider ma famille et mes proches.
Ce jeudi 6 février, les joueurs de Mazembe étaient attendus à 6h00 pour un décollage une heure plus tard vers l’Est du pays où trois rencontres de championnat doivent avoir lieu. Tous les joueurs convoqués étaient présents à l’heure de rendez-vous à l’exception de Trésor Mputu. Selon le site du club, » le milieu de terrain est arrivé à l’aéroport pendant que l’avion décollait vers Bukavu ». Un retard qui lui vaudra une sanction. Le joueur manquera les trois prochaines rencontres de championnat prévues dans le programme des Corbeaux de Lubumbashi.
Invités par la CAF, Shabani Nonda (EDC) et Didier Zokora (Côte d’Ivoire) ont procédé ce mercredi au tirage des Quarts de finale de la Ligue des Champions et de la Coupe des Confédérations.
Ligue des Champions
AL AHLY (Egypte) vs SUNDOWNS (Af.Sud)
RAJA (Maroc) vs MAZEMBE (RDC)
ZAMALEK (Egypte) vs ESPERANCE (Tunisie)
WYDAD (Maroc) vs ETOILE DU SAHEL (Tunisie)
Coupe des Confédérations
Al NASR (Libye) vs AGADIR (Maroc)
AL MASRY (Egypte) vs BERKANE (Maroc)
ZANACO (Zambie) vs PYRAMIDS (Egypte)
ENYIMBA (Nigeria) vs HOROYA (Guinée)
C’est désormais officiel ! 7 ans après sa première participation au tournoi international de Toulon, la RDC va renouer avec cette prestigieuse compétition réservée aux internationaux U21. La nouvelle, bien que dans les tuyaux depuis un moment, vient d’être confirmée par les organisateurs de la compétition qui ont officialisé la participation de la sélection congolaise. Une sélection de joueurs congolais qui sera conduite cette année par Christopher Oualembo.
A noter que la 53ème édition du Tournoi International de Toulon se jouera cette année du 1er au 14 juin 2020. Avant ce tournoi, un stage de préparation se tiendra en Espagne pour permettre au sélectionneur de poser les bases d’un projet qui s’étendra au-delà de ce tournoi tout en s’inscrivant comme le point de départ d’une nouvelle génération après Marbella, Mulungué et Fimbu.
Ci-dessous, l’annonce des organisateurs
https://festival-foot-espoirs.com/festival/detail_actualite.php?id=4616
🔴 OFFICIEL : La République Démocratique du Congo 🇨🇩 (@fecofa_kinshasa) participera au Tournoi Maurice Revello 2020 #TMR2020https://t.co/s2talN5DLD
— Tournoi Maurice Revello (@TournoiMRevello) February 5, 2020






