Pendant longtemps, les supporters congolais ont rêvé de revoir les Léopards en Coupe du monde. Puis cette génération est arrivée et a commencé à faire tomber les barrières une à une.
D’abord la qualification historique obtenue après 52 ans d’attente. Ensuite ce premier but inscrit par Yoane Wissa contre le Portugal. Puis ce premier point décroché à Houston face à l’une des meilleures nations du monde.
Mais l’histoire ne retient souvent que ceux qui vont jusqu’au bout. Dimanche, à Atlanta, la RDC disputera probablement le match le plus important de son histoire moderne. Face à l’Ouzbékistan, les hommes de Sébastien Desabre n’auront qu’un seul objectif : gagner.
Le classement du groupe K ne laisse plus beaucoup de place aux calculs. Avec un seul point pris lors des deux premières journées, les Léopards sont dos au mur. Une victoire pourrait leur ouvrir les portes d’une qualification historique pour le deuxième tour. Une contre-performance, en revanche, mettrait pratiquement fin à l’aventure.
C’est dans ce contexte que la ville d’Atlanta s’apprête à devenir le théâtre d’un rendez-vous avec l’histoire.
Les Léopards ont déjà prouvé qu’ils étaient capables de rivaliser avec les grands. Face au Portugal, ils ont résisté. Face à la Colombie, malgré la défaite, ils ont longtemps tenu tête à l’un des favoris du groupe. Il leur reste désormais à franchir une nouvelle étape : transformer les encouragements en résultat.
Car les grandes équipes ne sont pas seulement celles qui séduisent. Ce sont celles qui gagnent lorsque tout est en jeu.
Atlanta représente donc bien plus qu’un simple déplacement aux États-Unis. C’est peut-être l’endroit où cette génération peut définitivement changer de statut.
Depuis le début de la compétition, Chancel Mbemba, Yoane Wissa, Arthur Masuaku ou encore Lionel Mpasi ont montré que la RDC avait sa place sur la scène mondiale. Mais une qualification pour le tour suivant donnerait une autre dimension à leur parcours.
Elle ferait entrer cette équipe dans une catégorie jusque-là inaccessible au football congolais. L’histoire est souvent une question de rendez-vous.
Le Zaïre de 1974 avait quitté la Coupe du monde sans le moindre point ni le moindre but. Cinquante-deux ans plus tard, cette génération a déjà effacé ces deux tristes records. Elle a rendu sa fierté à tout un peuple.
Atlanta lui offre désormais l’occasion d’écrire un chapitre encore plus grand. Celui d’une première victoire décisive et surtout d’une première qualification. Un exploit que les supporters congolais raconteront encore pendant des décennies.
