Omenuke Mfulu : “Faire le maximum pour découvrir la sélection”

Omenuke Mfulu : “Faire le maximum pour découvrir la sélection”

@ 22 Mai 20 1843

A 26 ans, Omenuke Mfulu est dans la force de l’âge. Aujourd’hui à Elche, en deuxième division espagnole, l’ancien capitaine des léopards U20 a répondu à nos questions. 6ème et barragiste avant l’arrêt des championnats, son club était bien parti pour disputer les Play-Offs de montée en Liga. C’est d’ailleurs un objectif important pour l’ancien rémois, qui rêve de découvrir la sélection A. 

Bonjour Omenuke ! Tout d’abord, comment s’est passé le confinement pour toi ? Tu as réussi à te maintenir en forme ?

Le confinement s’est très bien passé merci. On a fait le maximum pour se maintenir physiquement à la maison, même si ça n’était pas évident. On retrouve petit à petit de la liberté maintenant.

Depuis l’an dernier, tu as rejoint l’Espagne et Elche. Comment s’est déroulé ton adaptation ?

Tout s’est déroulé facilement. J’avais quelques bases d’espagnols et ça a beaucoup facilité mon intégration. J’avais également un coéquipier francophone, Yacine Qasmi, qui m’a également beaucoup aidé auprès de mes coéquipiers et sur la vie en Espagne en général.

Tu as déjà remarqué des différences avec le football français ?

Omenuke Mfulu évolue depuis 2019 à Elche, en deuxième division espagnole.

Oui j’ai remarqué quelques petites différences. La plus importante est que nous effectuons la quasi-totalité du travail à l’entraînement avec ballon. Et par la suite, cela se ressent en match.

Avant l’arrêt des championnats, vous étiez 6èmes, donc potentiellement candidats à une montée en Liga. Tu y crois toujours?

L’objectif premier reste bien évidemment le maintien car le championnat est très serré. Mais c’est vrai que nous croyons également en nos chances de finir le plus haut possible et de disputer ces Play-Offs.

Sinon, la perspective de jouer en Liga fait évidemment partie des motifs qui m’ont poussé à rejoindre Elche. C’est aussi un club historique en Espagne, et puis j’avais aussi envie de découvrir l’étranger.

Justement revenons un peu sur ton parcours… tu es formé à Strasbourg, puis Lille avant d’atterrir à Reims. Que retiens-tu de cette formation ?

C’est vrai qu’il est plutôt rare de passer par trois clubs professionnels durant la formation. Se confronter à cela étant jeune m’a renforcé mentalement. Mais ces trois clubs ont représenté de bonnes expériences pour moi.

À Reims, tu signes ton premier contrat pro début 2014. Tes débuts sont prometteurs, mais au final tu joues assez peu jusqu’à ton départ en 2017. Selon toi, qu’est-ce qui n’a pas marché là-bas ?

Je pense que j’ai signé pro à une période où le club n’était pas aussi stable sur le plan sportif que maintenant. Par exemple, j’ai connu 5 entraîneurs en 3 ans. Bien sûr, cela n’explique pas tout, mais sans stabilité, c’était très compliqué  pour un jeune joueur de s’exprimer à cette époque.

Tu reviens ensuite en région parisienne avec le Red Star, en National, ou tu seras nommé capitaine l’année de la montée en L2. Qu’est-ce que tu retiens de ton séjour à Bauer ?

Dans un premier temps, je suis vice-capitaine de Formose Mendy. C’est en fin de saison que je passe capitaine, avec les changements de coach etc. Le Red Star a été une belle expérience pour moi, où j’ai vraiment renoué avec le football. Il y a eu des hauts et des bas mais j’ai pu retrouver beaucoup de temps de jeu. J’en avais besoin !

Et comment es-tu entré en contact avec Elche ?

Mon profil les a beaucoup intéressé, et ils sont entrés en contact avec mes agents et moi. Tout s’est fait simplement et rapidement.

Aujourd’hui, à 26 ans, quelles sont tes ambitions pour les prochaines années ?

De poursuivre mon évolution. Aller le plus haut possible avec Elche et tenter de découvrir la Liga. Et faire le maximum possible pour intégrer la sélection congolaise.

Justement, parlons un peu du Congo. On rappelle que tu avais été capitaine des léopards U20. A quel moment as-tu fait le choix de jouer pour la RDC ?

Dès que les sélections de jeunes m’ont appelé, je n’ai pas
hésité à y aller. La sélection a fait appel à moi très tôt, c’est ce qui a dicté mon choix.

Dans un premier temps, cela s’était fait par l’intermédiaire de Junior Ntima, un ami et ancien coéquipier à Strasbourg qui, lui, était déjà en sélection. Il avait parlé de moi au coach Éric Tshibasu, et c’est comme ça que la connexion s’est faite. Puis j’ai fait rapidement fait mes premiers pas en sélection.

Entre 2012 et 2014, tu as obtenu 6 sélections avec les U20, avec notamment une participation au tournoi de Toulon 2013. Quels souvenirs tu gardes de cette expérience ?

C’était de très bon moments ! De manière générale, les conditions n’étaient pas toujours faciles. Mais les joueurs étaient totalement impliqués dans ce projet, et il y avait une très belle ambiance. Concernant le tournoi de Toulon, nous avions rivalisé avec toutes les équipes, et nous méritions mieux. Mais nous avons beaucoup appris.

As-tu suivi l’évolution des léopards depuis ?

Oui, forcément. Depuis plusieurs coéquipiers de Toulon sont désormais avec les A. Et je pense que l’équipe nationale a un grand avenir.

Aujourd’hui, le poste de milieu défensif n’est pas très pourvu. Être appelé en sélection A est-il un objectif pour toi ?

Oui c’est un objectif. Je n’ai jamais été en contact avec le nouveau staff, mais je ferais le maximum de mon côté. J’espère pouvoir être sélectionné.

Pour finir, quel message pourrais-tu transmettre aux supporters Congolais ?

Dans un premier temp,  mes pensées sont liées à la crise sanitaire. Donc j’espère que le peuple Congolais en sortira indemne. Et côté football ,on espère tous bien évidemment se qualifier pour la prochaine CAN et la prochaine Coupe du monde !