Baggio Siadi: “Ces convocations m’ont beaucoup apporté. Elles m’ont aidé à mettre plus de rigueur dans mon football”

Baggio Siadi: “Ces convocations m’ont beaucoup apporté. Elles m’ont aidé à mettre plus de rigueur dans mon football”

@MakayaDestin 25 Avr 21 1791

Agé de 23 ans aujourd’hui, Baggio Siadi vient de franchir un palier dans sa carrière. En début d’année, le gardien du Groupe Bazano a participé à son premier Championnat d’Afrique des nations avec les Léopards locaux, avant d’honorer sa première sélection avec les A, trois mois plus tard, contre la Gambie (1-0) à Kinshasa. Le néo-international congolais ne compte pas s’arrêter là, il nous a fait part de ses plus grands rêves et de ses objectifs pour la suite de son parcours……Entretien

Bonjour Siadi, peux-tu nous retracer en quelques lignes ton parcours? Tu as débuté le football à quel âge et dans quelle équipe? 
J’ai commencé le football au FC Patronage. Et ensuite j’ai évolué successivement au FC Pibol, au DCMP, au FC Nyuki, au FC Saint Eloi Lupopo avant d’atterrir au Groupe Bazano, mon club actuel.
Aujourd’hui tu évolues au sein du Groupe Bazano comme tu l’as souligné, comment ça se passe? 
J’ai signé à Bazano pour avoir du temps de jeu, et tout se passe bien pour le moment.
 
Tu as été plusieurs fois appelé dans différentes sélections des jeunes. Personnellement, que t’ont apporté ces convocations? 
J’ai évolué avec les U17, les U20 et les U23. Ces convocations m’ont beaucoup apporté. Elles m’ont aidé à mettre plus de rigueur dans mon football, car ça n’a pas été facile. J’y ai également bénéficié d’un encadrement qui m’a permis de bien me positionner pour l’avenir.
En parlant des U23, tu faisais partie de la sélection qui a été disqualifiée après la double confrontation face au Maroc, comment avez-vous vécu cela?
Le groupe était vraiment uni, cette disqualification nous a fait du mal, c’était dur à l´accepter. Mais Dieu seul savait le pourquoi.
Après les U23, tu as été appelé pour la première fois chez les A en novembre dernier pour les deux rencontres face à l’Angola. Quels étaient tes sentiments?
Ce fut un réel plaisir, j’étais très content d’avoir vu mon nom parmi les sélectionnés. C’était une sorte de récompense à mon travail. Je rends gloire à Dieu.
Comment s’est passée ton intégration chez les A? 
L’intégration s’est bien passée. Mes coéquipiers m’ont bien accueilli. Cela a également été plus facile pour moi car j’étais déjà avec certains chez les jeunes.
Le 29 mars dernier contre la Gambie, tu as honoré ta première sélection chez les A, en tant que titulaire, quelles sont tes impressions par rapport à cette titularisation et à ce match là ? 
Ça s’est plutôt bien passé. J’étais déjà prêt mentalement car je venais déjà de jouer le CHAN au Cameroun.  Quand je suis sélectionné je me mets toujours dans la tête que j’y vais pour jouer. Je reste donc concentrer durant tout le stage. Ce match là, je l’ai affronté comme tous les autres, sans pression. Et aussi c’était le moment que Dieu avait choisi pour moi.
Malgré la victoire 1-0 devant la Gambie, la RDC a été éliminée de la CAN 2021, comment as-tu vécu cela?
Comme je l’ai souvent répété, Dieu seul sait. C’était dur mais lui-même sait pourquoi on ne s’est pas qualifié pour cette CAN.
Quels sont tes objectifs pour la suite de ta carrière? En club et en sélection? 
J’ai beaucoup d’objectifs. Tout d’abord, je rêve de jouer une Coupe du monde et de remporter un trophée avec mon pays.
As-tu un gardien de but en particulier qui t’inspire? Lequel?
El HADARY. C’est lui qui m’a donné cette envie de devenir gardien de but.
Tu es jeune, et tu as encore de l’avenir devant toi, envisages-tu un jour d’évoluer en Europe? 
Bien sûr, j’ambitionne de devenir professionnel un jour.
Tu as connu un parcours de battant pour arriver là où tu es aujourd’hui, as-tu un dernier message à faire passer aux jeunes gardiens congolais qui aspirent à devenir comme toi?
La vie n’est pas facile, il faut être patient et mettre beaucoup plus de discipline dans le travail. Quelque soit le temps que cela prendra ta chance finira toujours par arriver. Ce n’est pas facile de devenir international.