Sous contrat avec les Girondins de Bordeaux jusqu’en juin 2021, Over Mandanda finira la saison du coté du Stade Lavallois. L’international espoir congolais a signé un contrat de prêt de six mois avec Laval.
Voici la composition mise en place par Florent Ibenge pour le match contre la Libye!
Ciel Ebengo prend la place de Karim Kimvuidi au milieu de terrain. Le gardien Ley Matampi ( COVID) est remplacé par Nathan Mabruki.
À noter également que Florent Ibenge ( Covid-19) sera remplacé le banc ce soir par Pamphile Mihayo.
🎙Vos impressions ?
Des nouveaux cas de COVID-19 chez les Léopards. L’entraîneur Florent Ibenge a été testé positif, ainsi que Ley Matampi, Guy Serge Mukumi , Doxa Gikanji et Andy Bikoko.
Les Léopards A’ devront composer sans leur entraîneur et leur gardien principal. Toutefois les cinq joueurs testés positifs samedi dernier pourront faire leur retour ce soir. Il s’agit de Mercey Ngimbi, Merveille Kikasa, Atibu Radjabu, Djos Issama et Philippe Kinzumbi.
Lionel Mpasi-Nzau (Rodez) : « Représenter la patrie ? Ce serait un grand plaisir ! »
Formé au PSG, Lionel Mpasi-Nzau a un parcours singulier. A 26 ans, le gardien de Rodez a connu des embûches, parfois bien loin du monde professionnel. Désormais titulaire avec son club, il ne compte pas lâcher sa place. Et nourrit même des ambitions internationales… Entretien.
Bonjour Lionel ! Tout d’abord, comment te portes-tu, ainsi que ta famille, en cette période délicate ?
Grâce à Dieu tout va bien, la famille est en bonne santé, tout le monde est en forme. Et moi aussi !
Tu viens d’enchaîner quatre matchs comme titulaire avec Rodez, alors que tu as démarré la saison comme numéro 2. T’attendais tu à recevoir ta chance à ce stade de la saison ?
En effet, je commence à enchaîner depuis le match du Havre. Je me préparais toutes les semaines à pouvoir jouer. Cela ne s’est pas fait en début de saison mais je gardais la foi, et je continuais à travailler dur à l’entraînement. Et je me disais que vu les résultats du club, ça devenait de plus en plus possible, oui.
Depuis que tu es titulaire, vous n’avez pas perdu. Mais Rodez est toujours 18ème… votre objectif reste le maintien ?
C’est vrai, je sais pas si c’est un signe, mais depuis le match du Havre on a fait trois matchs nuls, et on a décroché une victoire contre Pau. Je sens que le groupe est très fort mentalement, car on arrive à rester et à revenir dans un match, alors qu’avant, on se faisait souvent rattraper au score si on menait. Quant à l’objectif, c’est la 14ème place, comme nous l’a fixé le président du club en début de saison.
Ça fait désormais 5 que tu es au club, avec lequel tu as connu le National 3 !
Je suis arrivé quand on jouait en CFA, et j’ai eu pas mal de complications depuis mon arrivée. Je m’étais notamment fracturé le tibia dès ma première année, et je me suis également cassé un tendon du doigt. Rien n’a été évident… Mais on a toujours eu une force de groupe incroyable, et c’est ce qui m’a fait tenir. Ce n’est pas simple tous les jours quand tu fais quatre ans dans un club et que tu restes numéro deux, mais bon avec le groupe qu’on a, les gens autour, le staff etc… c’est beaucoup plus facile.
On est monté en National dès ma première année, et on a obtenu le ticket pour Ligue 2 au bout de ma troisième année, après l’avoir manqué de peu la saison précédente. Donc j’ai toujours vécu de bons moments. Quand tu as l’habitude de gagner des matchs, tu vis un peu mieux le fait d’être sur le banc.
Tu es né en région parisienne, formé au PSG… peux-tu nous détailler ton parcours ?
Exactement, je suis né à Meaux, dans le 77, ou j’ai toujours vécu. J’ai commencé à l’US Torcy à 6 ans, et j’y ai été repéré par le PSG. Ils m’ont observé toute une année, et j’ai rejoint le club quand j’avais 15 ans. J’ai passé 3 ans au centre de formation, jusqu’en CFA, et j’ai pu connaître des sélections en équipe de France de jeunes. Je ne remercierai jamais assez le PSG pour tout ce que le club m’a apporté. Car pour tout jeune parisien, c’est un rêve d’intégrer le centre.
Après ma formation, il y avait une grosse concurrence à Paris. J’étais barré par Alphonse Areola et Mike Maignan, donc j’ai rejoint Toulouse, initialement pour un contrat stagiaire de deux ans. On a réussi à faire un gros parcours en Coupe Gambardella !
Et à Toulouse, tu signes ton premier contrat pro !
Oui, j’avais signé pour un an. Mais là-bas, je ne faisais pas partie du groupe à part entière, j’ai plus joué avec la réserve qu’autre chose. Et quand mon contrat s’est terminé, je n’ai pas réussi à trouver de club, et j’ai passé un an au chômage avant d’atterrir à Rodez.
En atterrissant là-bas, je n’aurais jamais imaginé retrouver le monde pro un jour. Et ça, je le dois à Rodez qui m’a sorti de la galère dans laquelle j’étais, sans club, en me faisant confiance. Monter en Ligue 2, c’était incroyable… je ne m’y attendais pas du tout.
A 26 ans, quels sont tes objectifs personnels, à moyen et long terme, pour la suite de ta carrière ?
J’espère avoir le plus de temps de jeu possible, d’ici la fin de la saison et atteindre l’objectif que le président nous a fixés. Le but est de pérénniser le club en Ligue 2, car on s’est beaucoup battus pour monter. Et après pourquoi pas aller viser plus haut ! Les gardiens de but arrivent à maturité assez tard, donc j’ai encore de belles années devant moi.
Comment définirais-tu ton style de gardien ?
Assez tonique. J’aime beaucoup sortir et jouer haut, pareil dans l’anticipation. Et je suis assez à l’aise au niveau du jeu au pied.
Quel est ton modèle à ton poste ?
Actuellement, Ter Stegen. J’aime aussi beaucoup Keylor Navas. J’apprécie également les profils de Mike (Maignan) et Alphonse (Areola) que j’ai côtoyé mais si je dois en citer un, c’est Ter Stegen.
Sinon, ton patronyme trahit tes origines congolaises ! Quels liens as-tu avec la RDC ?
Mes deux parents sont de la RDC, et j’ai encore de la famille au pays. Du côté de ma mère, j’ai mon grand-père, mes soeurs… Je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller, mais j’aimerais tellement. D’ailleurs, on doit s’organiser un voyage à Kin l’été prochain, si tout se passe comme prévu.
Tu suis un peu la sélection ?
Oui, beaucoup même, et par vous d’ailleurs, Léopardsfoot ! Avec mon père, on regardait beaucoup les matchs ensemble. Quand j’étais petit, j’étais allé voir un match amical contre la Tunisie au stade Charléty (en novembre 2005, 2-2 ndlr) et j’ai pas mal de potes qui jouent en sélection donc je leur donne de la force. Je connais Marcel Tisserand, Neeskens Kebano, Jordan Ikoko…
As-tu déjà pensé à devenir Léopard un jour ?
Bien sûr, j’y pense beaucoup même ! Surtout quand je vois la sélection qui, d’année en année, a une équipe de plus en plus compétitive, ça donne envie. Ce serait un grand plaisir de pouvoir représenter la patrie.
Et si demain tu venais à être appelé… honorerais-tu ta convocation ?
Je l’honorerais avec un grand plaisir et une grande fierté. Je pense que toute ma famille serait très fière de moi, surtout mes parents. Donc sans hésiter !
Merci d’avoir répondu à nos questions ! Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Merci à vous d’avoir pris le temps de me contacter.
Encore plus de matchs en 2021, plus de victoires, beaucoup de clean sheets, et on verra de quoi sera fait demain. Peut-être la sélection, qui sait !
Pour finir, aurais-tu un message à transmettre aux supporters congolais, qui viennent de te connaître grâce à cette interview ?
Ba Congolais , to continuer ko soutenir ba léopards ebele, na sepeli makasi ko sala interview wana na Léopardsfoot po bo yeba ngai soki bo yebaki ngai te avant.
Ce dimanche, la RDC entame une opération reconquête. Car si les joueurs se veulent modestes sur leurs ambitions, l’objectif est, en réalité, très clair : monter sur le toit de l’Afrique pour la troisième fois. Au Cameroun, les Léopards locaux chercheront à prouver que le vivier congolais est le plus riche de la région. Appointé il y a un mois à la surprise générale, Florent Ibenge possède quelques armes intéressantes. Une génération talentueuse pourrait donc profiter de l’exposition du CHAN pour se faire remarquer, et tenter de combler le manque de préparation.
Autour des expérimentés Issama Mpeko et Ley Matampi, on retrouvera des têtes connues comme Ricky Tulenge, Wadol Djuma Shabani ou encore Ernest Luzolo Sita. Mais parmi les 33 pré-sélectionnés, quelques jeunes talents pourraient, s’ils bénéficient d’un temps de jeu conséquent, utiliser cette compétition pour catalyser leur carrière. En voici six, sélectionnés par notre rédaction.
Merveille Kikasa (21 ans, AS Vita Club)
Depuis son arrivée chez les Dauphins Noirs en août 2019 en provenance du FC Otoho (Congo-Brazzaville) , ce milieu de terrain a rapidement fait son trou dans l’entrejeu, grâce à sa grosse activité et ses projections vers l’avant. Doté d’un gros volume de jeu et d’une vista intéressante, il sera l’un des cadres au Cameroun. S’il parvient à rééditer ses prestations de club en équipe nationale, sa cote pourrait grimper pendant la compétition.
Karim Kinvuidi (18 ans, DC Motema Pembe)
Peut-être la plus belle promesse de la sélection. Auteur d’une très belle saison avec Imana, il était convoqué par Christian Nsengi avec les A en novembre dernier. L’espoir du Daring n’avait alors pas eu l’occasion de jouer face à l’Angola, mais son talent avait été adoubé par ses coéquipiers, comme Neeskens Kebano où Marcel Tisserand. Joueur créatif, au style atypique, il devrait démarrer titulaire dès dimanche. Et une chose est sûre : les recruteurs seront à l’affût…
Johnson Atibu Radjabu (23 ans, Maniema Union)
Pas le plus attendu des 33, mais loin d’être le moins talentueux. Après s’être distingué à Dauphin Noir, où il était capitaine, le natif de Kindu a été rapatrié par Maniema Union. Et sous la houlette de Daouda Lupembe, ce solide défenseur a pris du galon. Puissant et doué dans les un-contre-un, il s’illustre également dans le jeu aérien et effectue des progrès visibles dans la relance. Florent Ibenge ayant déclaré ne pas avoir encore d’équipe type, Radjabu pourrait avoir une chance de se montrer. Et si elle vient, il serait inspiré de la saisir !
Jean Baleke (20 ans, JSK)
Inconnu au bataillon il y a encore quelques mois, l’actuel meilleur buteur de Linafoot (9 réalisations) est la révélation offensive de la saison. Attaquant complet et opportuniste, il fait preuve d’un sens du but et du placement aiguisés, qui laissent dévoiler un potentiel intéressant. Si Florent Ibenge conserve son 4-3-3, il devrait démarrer comme doublure de Fiston Kalala, légèrement plus expérimenté. Mais il serait surprenant de ne pas le voir obtenir une chance de se montrer…
Mercey Ngimbi (24 ans, Maniema Union)
Capitaine et leader technique de Maniema Union, Ngimbi va avoir une belle opportunité de donner un coup d’accélérateur à sa carrière. Révélé en 2016 au tournoi de Viarregio (Italie), qui avait vu son académie, Ujana, affronter le Milan AC et l’Inter, l’ancien ailier de V-Club aura certainement un rôle à jouer au Cameroun, comme joker ou titulaire.
Joël Beya (21 ans, TP Mazembe)
Titulaire à Mazembe depuis le départ de Muleka, l’ancien attaquant de Don Bosco se débrouille plutôt bien, avec six pions inscrits en Linafoot. Prometteur, le gaucher jouera des coudes avec Fiston Kalala, Dark Kabangu et Jean Baleke pour une place de titulaire. Et si la mission s’annonce corsée, le natif de Lubumbashi a bel et bien son mot à dire.
Auteur d’un excellent début de saison avec la formation des U19 du PSG, Hubert Mbuyi Muamba, l’ancien capitaine des U17 parisiens est à un tournant de sa carrière. Sollicité par plusieurs clubs aussi bien en Allemagne qu’en Belgique, le défenseur d’origine congolaise, devra bientôt faire le choix entre répondre aux sollicitations extérieures ou rester au sein de son club formateur qui a déjà initié des discussions pour la signature de son premier contrat pro.
Toutefois, même si ces discussions semblent être, aux dernières nouvelles, sur la bonne voie, les récentes difficultés d’intégration et d’évolution des jeunes en équipe première au PSG, ont récemment poussé certains d’entre eux à quitter le club pour des projets sportifs plus intéressants.
Né à Montfermeil de parents congolais, Hubert Mbuyi Muamba très souvent cité aux portes de l’équipe de France, serait également ouvert à la sélection congolaise.









