CAF : Mazembe au premier tour, le système est-il juste ?

Par Darius Tshibangu
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Ce jeudi 6 août au Caire, la Confédération africaine de football (CAF) a procédé au tirage au sort des premiers tours préliminaires de la Ligue des champions et de la Coupe de la CAF. Une étape qui relance une fois de plus le débat sur le format des compétitions interclubs africaines.

Des cadors comme Al Ahly SC, Mamelodi Sundowns, l’Espérance de Tunis, l’USM Alger ou encore la RS Berkane sont exemptés du premier tour préliminaire grâce à leur coefficient CAF. En revanche, le TP Mazembe, pourtant quintuple champion d’Afrique et l’un des clubs les plus prestigieux du continent, devra repartir du premier tour après une seule saison d’absence des compétitions africaines.

Le système actuel, basé sur le coefficient CAF, est cohérent sur le papier. Mais est-il encore adapté aux réalités du football africain ?

La CAF pourrait s’inspirer de l’UEFA. En Europe, les championnats les plus performants disposent de places directement qualificatives pour la phase de groupes, tandis que les pays moins bien classés passent par plusieurs tours préliminaires. Ce modèle récompense la régularité des meilleures nations tout en laissant une chance aux autres.

En Afrique, des pays comme le Maroc, l’Égypte, la Tunisie, l’Algérie, l’Afrique du Sud ou encore la RDC, qui alimentent régulièrement les phases finales des compétitions continentales, pourraient bénéficier de qualifications directes en phase de groupes. Les clubs issus de championnats moins compétitifs, comme ceux du Rwanda, de l’Ouganda ou du Burundi, disputeraient les tours préliminaires. Le champion national de chaque pays pourrait néanmoins bénéficier d’une d’une qualification directe comme c’est le cas en Europe pour certains championnats.

Autre réflexion : le statut du tenant du titre. Un club sacré en Ligue des champions ou en Coupe de la CAF ne devrait-il pas être automatiquement qualifié pour défendre son trophée la saison suivante ? C’est une pratique adoptée dans plusieurs grandes compétitions internationales et elle renforcerait le prestige des compétitions africaines.

Enfin, la CAF pourrait franchir un nouveau cap en portant la phase de groupes de 16 à 32 clubs, aussi bien en Ligue des champions qu’en Coupe de la CAF. Une telle réforme offrirait davantage de rencontres de haut niveau, augmenterait les revenus des clubs, attirerait plus de diffuseurs et de sponsors, tout en offrant une meilleure représentation des différentes régions du continent.

Le football africain évolue rapidement. Les clubs se professionnalisent, les investissements augmentent et les infrastructures s’améliorent. Les compétitions interclubs doivent-elles, elles aussi, entrer dans une nouvelle ère ?

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