Arrivé en janvier dernier pour succéder à Lamine Ndiaye, Slimane Raho n’avait qu’une feuille de route : remettre le TP Mazembe sur la carte africaine.
Six mois plus tard, l’entraîneur algérien quitte sa première mission avec un bilan difficilement contestable. En remportant le championnat lors de l’ultime journée des playoffs, il a offert aux Corbeaux leur 21e titre national et surtout un retour en compétitions interclubs de la CAF après l’échec retentissant de la saison précédente.
Dans un duel haletant avec le champion sortant, le FC Les Aigles du Congo, Mazembe a finalement eu le dernier mot. Une consécration qui dépasse même les objectifs initiaux fixés à Raho lors de son arrivée.
Pourtant, malgré ce titre, l’avenir du technicien algérien demeure incertain.
Sous contrat pour seulement six mois, Raho n’a pas encore totalement convaincu une partie des supporters. La défaite face au rival historique, le FC Saint-Éloi Lupopo, reste notamment en travers de la gorge de nombreux fans.
Car au-delà du titre, une statistique continue d’inquiéter à Kamalondo : Mazembe peine depuis plusieurs saisons à imposer sa domination dans le derby lushois. Une anomalie pour un club habitué à régner sur le football congolais.
Le titre de champion plaide naturellement en faveur d’une prolongation. Mais dans un environnement où l’exigence est permanente, la direction devra trancher : faut-il offrir un projet à long terme à l’homme qui a ramené Mazembe au sommet, ou repartir sur un nouveau cycle ?
La question est désormais ouverte. Une chose est certaine : Slimane Raho est arrivé pour qualifier Mazembe à l’Afrique. Il repart, pour l’instant, avec un titre de champion dans ses bagages. Une ligne qui compte toujours à Kamalondo.
