La promotion de l’AS Butras en Ligue 1 ne marque pas seulement l’arrivée d’un nouveau club dans l’élite. Elle remet sur la table une question de plus en plus sensible : la concentration de plusieurs clubs entre les mains d’un même propriétaire ou d’un même cercle d’influence.
Avec cette accession, Lunda Ndalamba comptera désormais deux clubs en Ligue 1, AS New Soger et AS Butras.
Mais ce n’est pas un cas isolé.
Toujours à Lubumbashi, le TP Mazembe et le CS Don Bosco sont depuis plusieurs saisons au cœur des débats en raison de leurs liens familiaux et de leur proximité dans la gestion, un sujet qui revient régulièrement lors de leurs confrontations.
À Kinshasa, le FC Les Aigles du Congo et le promu Novakin FC entretiennent également des liens. Novakin appartient à Jason Denayer, présenté comme le neveu de Vidiye Tshimanga, président des Aigles du Congo.
Dans l’Est, l’AS Maniema Union et l’AS Dauphin Noir appartiennent à Gabriel Amisi Kumba.
Pris séparément, chacun de ces cas peut s’expliquer. Ensemble, ils alimentent cependant une réflexion de fond : jusqu’où la multipropriété peut-elle coexister avec l’intégrité sportive ?
Dans plusieurs championnats à travers le monde, les règlements limitent ou encadrent strictement la possibilité pour un même propriétaire de contrôler plusieurs clubs évoluant dans une même compétition, afin d’éviter tout conflit d’intérêts réel ou apparent.
En RDC, le phénomène prend de l’ampleur, mais le débat reste largement ouvert. La FECOFA et la LINAFOOT doivent-elles instaurer des règles plus strictes pour préserver la crédibilité du championnat ou le cadre réglementaire actuel est-il suffisant ?
Une question qui risque d’animer la saison 2026-2027 bien au-delà des terrains.
