Auteur d’une belle saison avec Dijon (8 buts et 2 passes décisives en 30 matchs toutes compétitions confondues), Stephy Mavididi n’est pas passé inaperçu en Ligue 1. Dijon possède une option d’achat sur le joueur prêté par la Juventus. Mais après avoir réussi l’opération maintien avec le club bourguignon, le joueur de 22 ans pourrait bien franchir un pallier.
Selon « L’Equipe », le profil de l’ailier (ou attaquant) anglo-congolais est étudié par Montpellier, qui souhaiterait renforcer son attaque. Le club du Sud de la France, qui a terminé 8ème de Ligue 1, aurait même déjà entamé des négociations avec l’entourage du joueur.
Pour rappel, Stephy Mavididi était en contact avec Christopher Oualembo, dans l’optique de disputer le tournoi de Toulon, qui a malheureusement été reporté.
Suivi en Angleterre par Arsenal, Tottenham et Southampton, Axel Disasi intéresse également le FC Séville. L’information a été révélée par Marca qui assure que l’entraîneur de Séville Julen Lopetegui aurait fait du défenseur rémois l’une de ses priorités pour renforcer sa défense cet été. Le club andalou devra donc débourser près de 15 millions d’euros ( somme fixée par Reims) pour le faire signer.
Toutefois, le président de Reims, Jean-Pierre Caillot, a confié lundi dernier dans L’Equipe du Soir avoir reçu des offres plus intéressantes venant de clubs anglais. Reste à connaître l’identité de ces équipes.
Pour la première fois depuis de longues années, Larrys Mabiala s’exprimait sur une plateforme congolaise. Le défenseur des Portland Timbers (MLS), dont la dernière sélection remonte à 2013, s’est livré à leopardsfoot, sans langue de bois. Pour ceux qui auraient manqué ce live Instagram, en voici un récapitulatif détaillé.
Le confinement
C’est depuis Portland, dans l’Oregon, à six heures de décalage de Kinshasa, que Larrys nous a accordé ce live. Un Nord-Ouest américain, bien épargné du virus. « Les Etats-Unis sont devenus le premier foyer de l’épidémie, mais ça dépend vraiment des villes. Ici,on à très peu de cas, donc c’est tranquille. Ce n’est pas comme sur la côte Est, à New York notamment… » Interrogé sur son quotidien d’entraînement, il confirme que l’organisation de la MLS n’a rien à envier à l’Europe. « C’est super bien organisé. dès que le confinement a été déclaré, le club nous a livré à tous des vélos d’entraînement, du matériel, des ballons… et une application avec un travail à effectuer chaque jour. Et tous les lundis, ils nous livrent l’équivalent de cinq jours de nourriture« .
La MLS
Et selon lui, même le niveau intrinsèque du championnat peut faire rougir le Vieux Continent. « Avant d’arriver, j’étais assez sceptique sur le niveau, car ce n’est pas un championnat que je regardais. Mais en fait, il y a des talents partout ! Une équipe de MLS ne rivalisera pas avec les cadors des gros championnats mais le niveau augmente d’année en année ici. Aujourd’hui, je mettrais la MLS au même niveau que la Ligue 1« . affirme-t-il. A désormais 32 ans, il se sait plus proche de la fin que du début, et se voit bien terminer sa carrière au pays de l’oncle Sam.
Le PSG
Au cours du live, Larrys est longuement revenu sur son parcours, depuis ses prémices. Un parcours qui a commencé dans son club de coeur, le PSG : » La formation parisienne m’a tout appris » a-t-il reconnu. « J’y ai connu Youssouf (Mulumbu) et Chris (Oualembo), qui sont mes frères. On a un groupe whattsap sur lequel on parle avec les anciens du club ». ajoute-t-il, avant de revenir sur des souvenirs moins plaisants.
Peu le savent, mais Larrys Mabiala a subi en 2006 une grave blessure, peu après avoir signé son premier contrat professionnel à Paris. Inconnue des médecins, celle-ci a retardé sa progression, et lui a laissé d’importantes séquelles physiques et mentales. « J‘étais dans ma chambre avec Youssouf, qui était venu faire une machine chez moi. Et d’un coup, impossible de me lever » explique-t-il. Il était alors atteint, sans le savoir, d’une pubalgie infectieuse, qui l’a laissé en chaise roulante pendant dix jours. « Je voulais juste remarcher, je ne pensais même plus à jouer au foot. Aucun spécialiste ne trouvait ce que j’avais. J’avais perdu 10kg en deux semaines« . se rappelle-t-il.
Et un malheur n’arrive jamais seul. A son retour, Guy Lacombe, qui l’appréciait beaucoup, est viré. Paul Le Guen a pris le relais, et ne compte plus sur lui. Il met donc le cap sur Nice, ou il joue dans un premier temps, mais où l’enchaînement des blessures lui fera perdre sa place. Il décide finalement de quitter la France.
La Turquie
Aujourd’hui, Larrys qualifie son exil dans le Bosphore du « meilleur choix de toute sa vie« . Loin des tentations de la vie parisienne, il y exprime son meilleur football. A Karabükspor (où il croisera Trésor LuaLua) puis à Kayserispor, il porte le brassard de capitaine. Aujourd’hui, il garde encore un très bon souvenir du pays « Les gens sont super accueillants. Et être loin de la France m’a permis de me recentrer sur mon football et exprimer mon meilleur niveau« . Régulièrement, il est nommé dans l’équipe-type de la semaine par les différents quotidiens turcs.
Les Léopards
Aujourd’hui, le nom de Larrys Mabiala reste étroitement lié à la Génération Marbella, lancée en 2008 contre l’équipe de France. Et pourtant, sa carrière internationale avait commencée sous le maillot bleu, en U21. Mais alors, qu’est-ce qui l’a convaincu d’accepter l’appel de la RDC ? « Le premier facteur, c’était le choix du coeur. Quand j’ai eu la possibilité de jouer en équipe nationale je n’ai pas hésité. En plus, il y avait des joueurs que je connaissais déjà : Youssouf, Cédric (Mongongu)… » Interrogé sur ses débuts contre la France A’ (0-0) puis l’Algérie (1-1), il se rappelle aux bons souvenirs « Ce n’était que du bonheur. Face à la France, on avait été loin d’être ridicules. J’étais impressionné par la qualité technique de l’équipe« .
Et au cours de sa carrière internationale, quel joueur l’a impressionné le plus ? « Roum » répond-il. « Son pied gauche, c’était vraiment incroyable… » Il est également revenu sur son affinité avec Cédric Mongongu, aux côtés duquel il a disputé plusieurs matchs en charnière centrale : « On avait une vraie complémentarité. On savait exactement comment jouer l’un avec l’autre ».
Cependant, la carrière internationale de Larrys a été marquée par les conflits avec deux entraîneurs : Claude Leroy et surtout Robert Nouzaret. Il nous a raconté sa brouille avec le dernier cité, et son expulsion de l’équipe nationale qui en avait résulté (avec Dieumerci Mbokani et Cédric Mongongu) la veille d’un match face à l’Île Maurice en mars 2011. Après un malentendu à l’entraînement, dont il nous a détaillé sa version, il s’exprime : « Il nous a viré de la séance avec Dieumerci et Cédric. Il nous a même viré de l’hôtel le soir même ! Tu n’es même pas Congolais et tu nous chasse de notre propre sélection ? De notre hôtel ? Je ne voulais donc pas revenir tant qu’il était en poste (comme Mbokani d’ailleurs, ndlr) ».
Sur Claude Leroy :
« A la CAN 2013, je fais une erreur contre le Niger qui a failli nous coûter un but. Mais à la mi-temps, au lieu de me remotiver, il m’enfonce, me crie dessus comme si j’étais un enfant de deux ans. Le match suivant, je me retrouve sur le banc contre le Mali, et je l’accepte car je suis passé à côté de mon match. Mais je n’ai pas du tout apprécié la manière dont il m’a parlé ce jour-là« . Mais ce match face au Niger reste, à l’heure actuelle, le dernier disputé par Mabiala avec le maillot congolais. Même après le départ de Claude Leroy, il n’a jamais joué sous l’ère Ibenge. Quelle en était la raison ?
Sur Florent Ibenge :
« Dès qu’il reprend l’équipe (en août 2014, ndlr), il m’appelle. Il me connaissait personnellement depuis la génération Marbella. Il m’a clairement dit qu’il me voulait dans son équipe, et qu’il me voyait comme un joueur de base. » Mais Larrys n’était pas prêt… « Je n’avais pas encore fait le deuil de mes déceptions en sélection et je lui ai demandé un peu de temps pour revenir. Ça a sans doute été trop long pour lui. » En réclamant du temps, Mabiala a donc raté le train avec Ibenge. Ce dernier bâtira alors sa défense sans lui, et ne l’appellera plus. Loin d’être rancunier, Larrys assume. Et se fend même d’un hommage envers coach Androïd: « Il a réussi a construire une équipe solide, obtenir une troisième place à la CAN. On doit lui rendre hommage pour ça. Même si, selon moi, on aurait pu faire encore mieux par la suite avec les joueurs qu’il a eu.«
Et aujourd’hui ?
Est-il toujours sélectionnable ? A 32 ans, Mabiala n’incarne plus l’avenir, mais il possède encore quelques arguments, dont un statut de titulaire en MLS, et une belle expérience à faire-valoir. « Si demain je suis appelé, je répond présent » affirme-t-il. Mais les joueurs qui sont là n’ont rien volé, sont talentueux, et méritent amplement leur place. C’est pour ça qu’à l’heure actuelle, la sélection n’est plus une priorité pour moi. Si je suis appelé, je viendrai avec plaisir, mais sinon je comprends tout à fait.«
Ses projets
Si il n’aura disputé que 12 matchs avec sa sélection, Larrys Mabiala reste un patriote affirmé. Et il compte bien servir le Congo après sa carrière : « Le confinement est une aubaine pour y réfléchir à ses projets. Avec Youssouf, Distel (Zola) et Chris (Oualembo) on travaille depuis un moment à un projet sur, et en dehors du terrain, qui va servir le pays« . Et nous, on a hâte d’en voir les fruits !
Le onze de légende de Larrys (en 4-3-3) : Kidiaba – Mbemba, Mongongu, Luyindama, Ilunga – Tiko- Roum, Mputu – Mayele, LuaLua, Nonda
A travers un communiqué de presse publié parle le CIJF, les Jeux de la Francophonie de Kinshasa, initialement prévus du 23 juillet au 1er août 2021 en République Démocratique du Congo, seront reportés à 2022, suite au bouleversement des calendriers des nombreux évènements sportifs internationaux.
Ci-dessous l’intégralité du communiqué du CIJF, en rappelant que notre sélection U20 de football, devait y participer comme en 2017 à Abidjan.

Kevin Nzuzi Mata : » je suis favorable à la reprise du championnat «
À la rencontre de Kevin Nzuzi Mata (25 ans), attaquant du Red Star (France). Dans un entretien accordé à Leoprads Foot, il évoque sa saison avec son club, ses ambitions et la sélection.
Bonjour Kevin, tout d’abord comment se déroule le confinement, pour toi et ta famille ?
Bonjour à tous, comme pour tout le monde le confinement est compliqué. Du jour au lendemain, on se retrouve bloqué à la maison, mais on s’adapte. Dieu merci, ma famille va bien, je ne suis pas confiné avec eux, mais je les ai régulièrement au téléphone.
Comment te maintiens-tu en forme ? Ton club t’a donné un programme adapté ?
Oui, nous avons un groupe de travail avec un programme d’entretien et des vidéos à envoyer dans le groupe pour les suivis, je m’entretiens à la maison en sécurité et j’évite de sortir faire un footing dehors !
Avant l’arrêt des championnats, le Red Star était 4e et donc candidat à la montée en ligue 2. Tu es favorable à ce que la saison reprenne à la fin du confinement ?
Je suis favorable à la reprise du championnat. Finir le championnat 4e, alors qu’il reste 9 matchs et 27 points à se partager et qu’en plus de ça, le Red star n’est qu’à 4 points du barragiste et 6 points du leader. Bien évidement, je veux que le championnat se termine sportivement jusqu’à la dernière journée plutôt que de chercher à inventer de nouveaux calculs.
Quel regard portes-tu sur ta saison ? Individuellement, et collectivement ?
Collectivement, c’est une bonne saison on n’est pas mal classé, mais vous savez, au Red star les objectifs sont très élevés en national donc si tu n’es pas 1er ou 2e ce n’est pas bon et ça nous fait progresser au quotidien. Individuellement, c’est plus compliqué cette saison, si je la compare à la saison dernière où je marquais presque tous les week-ends. J’étais en pleine confiance cette saison-là et aujourd’hui c’est tout le contraire. Mais je ne lâche rien et je compte bien renverser cette tendance comme j’ai toujours eu l’habitude de le faire durant ma carrière…
Et à plus long terme, quels sont tes objectifs de carrière en club ?
Mes objectifs individuels en club sont de jouer au plus haut niveau et de marquer des buts au plus haut niveau. Je n’ai pas de limite…
En juillet 2019, tu nous confiais vouloir intégrer les léopards. Cet objectif est-il toujours d’actualité ?
Bien sûr, c’est sûr qu’avec cette saison ça prendra plus de temps, mais dans le football on a la chance que chaque saison les dés sont relancés donc je compte bien être performant et taper dans l’œil du sélectionneur prochainement pour enfin effectuer mes premiers pas avec les léopards…
Que penses-tu pouvoir apporter à l’équipe nationale ?
Je pense que c’est une question à laquelle le sélectionneur doit répondre plutôt que moi-même.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?
La santé, la santé et encore la santé.
Michél Mazingu-Dinzey : « Ma carrière internationale ? Une bénédiction pour moi ! »
Une autre époque. Alors qu’il sort d’une expérience comme sélectionneur à Antigua et Barbuda, l’ancien léopard Michél Mazingu-Dinzey se rappelle aux bons souvenirs de sa carrière internationale. Sélectionné 33 fois entre 1996 et 2004, le natif de Berlin fut l’un des premiers binationaux de sa génération, et le premier Germano-Congolais a porter la tunique nationale.
Ses meilleurs souvenirs en sélection, ses projets actuels, mais également son expérience compliquée à Lupopo et l’échec de ses contacts avec la FECOFA, l’ancien milieu du Hertha Berlin s’exprime à notre rédaction, sans langue de bois.
Michél, pour commencer, comment vas-tu ? Le confinement se déroule bien pour toi ?
Tu as mis un terme à ta carrière professionnelle en 2008. Comment s’est passée la transition de l’autre côté du terrain ?
Tu as récemment démissionné de ton poste de sélectionneur à Antigua-et-Barbuda. Que retiens-tu de cette première expérience ?
Mais déjà, comment tu as débarqué sur Antigua ? L’île est plutôt loin de l’Allemagne et du Congo…
Désormais, quels sont tes prochains objectifs en tant que coach ?
Comment ça ?
En 2009, je suis allé rencontrer le président Omari à Lubumbashi, peu avant sa réélection à la tête de la FECOFA. Je lui ai demandé s’il pouvait me confier notre équipe nationale féminine. A l’époque, mon lingalà et mon français étaient meilleurs qu’aujourd’hui, et j’aurais pu bien développer les deux langues en restant au Congo, tout en transmettant mon expérience. Il m’a répondu qu’il allait y réfléchir, mais ne m’a jamais recontacté. Il a peut-être pensé que je n’avais pas les qualités nécessaires. Pourtant à Lupopo j’ai prouvé que je pouvais le faire…
As-tu tenté ta chance pour d’autres postes ?
Oui j’ai réessayé plusieurs fois, mais je n’ai jamais eu de retours. Par exemple, en 2018 j’ai voyagé à Kinshasa, mais aucun membre de la Fédération n’est venu me rencontrer.
Je trouve ça dommage. J’ai voyagé à travers le monde… En Inde, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande et plein d’autres pays comme scout de talents ou pour entraîner. Même en Allemagne, j’ai travaillé comme entraîneur éducatif pour des équipes professionnelles. Je me demande vraiment pourquoi mon propre pays ne me propose pas de travailler avec n’importe quelle équipe de jeunes.
Tu parlais de ton expérience à Saint Eloi Lupopo. Sportivement, ça a été une belle réussite avec une qualification pour la Ligue des Champions à la clé…. mais tu étais parti au bout de six mois. Pourquoi ?
Aujourd’hui, tu as d’autres projets ?
Notre pays est plein de jeunes talents, mais très mal structuré. Selon toi, que faut-il faire en priorité pour aider la jeunesse à développer son potentiel ?
Je sais que nous avons plein de bons joueurs. C’est pourquoi, en 2018, j’étais à Kinshasa avec Trésor Milenga, mon ancien joueur à Lupopo, pour voir jouer notre équipe U20. Mais j’ai également vu tellement de mauvaises personnes graviter autour de ces jeunes, pour ensuite se faire de l’argent sur leur dos, que j’ai arrêté de me mêler à ça.
Avant d’être entraîneur, tu as été un Simba, puis un Léopard pendant 8 ans (1996-2004). Quel a été ton meilleur souvenir avec l’équipe nationale ?
On avait une belle équipe avec Banza, Biscotte, Mamale, LuaLua, Kidiaba, Jason Mayele, Nonda bien sûr et tous les autres de cette belle équipe pour laquelle j’ai joué. Ces huit années en équipe nationale ont été une bénédiction pour moi, et j’en suis très reconnaissant.
Aujourd’hui, es-tu encore contact avec certains ?
Oui, avec Lualua.









