Face à Lamontville, Cape Town s’est imposé sur le score de 0-1. Le défenseur congolais, Nathan Idumba Fasika a joué l’intégralité de la rencontre. Son club est 9e du championnat sud-africain.
L’attaquant congolais de Stuttgart s’est blessé lors du dernier match avec son équipe face à Bochum en championnat.
Touché à l’épaule, Silas a déja eu droit à son opération aujourd’hui. Son club a annoncé sur son site web, que le joueur sera absent pendant trois à quatre mois. Soit jusqu’à la fin de la saison.
Une triste nouvelle pour lui, qui avait connu une blessure grave l’année dernière à la même période. Il était ensuite revenu sur les terrains en novembre. Au total le natif de Kinshasa compte 272 minutes (9 apparitions) toutes compétitions confondues.
Pour l’équipe nationale de la RDC, il faudra compter sans Silas Katompa pour les deux prochaines rencontres face au Maroc dans le cadre des barrages des éliminatoires à la Coupe du Monde prévue fin mars.
Nous lui souhaitons un bon rétablissement.
On en manque jamais ! Les scandales forment le quotidien du football congolais. Cette fois ce n’est ni, du fait de l’organisation du championnat, de l’arbitrage controversé ou de la bureaucratisation des matchs, mais plutôt d’une affaire entre Mazembe et l’un de ses anciens chouchous.
Des allégations surprenantes
Alors que Isaac Tshibangu traverse des moments difficiles depuis qu’il a rejoint Anderlecht en Belgique, le TP Mazembe s’est mis à présager déjà son retour à Lubumbashi. Interrogé sur le cas de son ancien joueur, le président de Mazembe a déclaré, «Tshibangu m’a appelé il n’y a pas longtemps. Il me dit qu’il voudrait revenir chez Mazembe. Il y a des joueurs qui demandent de revenir chez Mazembe parce qu’en partant ils croyaient avoir mieux».
Des déclarations qui ont été relayées par plusieurs médias locaux et nationaux. Et pourtant, Isaac Tshibangu semblait ne pas reconnaître les allégations de son anciens président qu’il juge, par des formules élégantes « mensongères».
Le mensonge mis à nu par le joueur
Quelques heures après la circulation virale de l’information, Isaac Tshibangu a choisi sa page officielle pour « apporter un démenti formel suite à une interview du président de mon ancien club à mon sujet comme quoi j’aurais sollicité auprès de lui ou du club un retour au TP Mazembe». « Je suis sous contrat jusqu’en 2024 à Anderlecht , je m’y sens bien, je travaille chaque jour pour progresser, y trouver ma place et prouver au club qu’il a eu raison de me faire confiance» a-t-il précisé.
Une réaction musclée pour tout calmer
Alors que les observateurs du football congolais s’abreuvaient encore du démenti de Isaac Tshibangu, une autre réaction plus musclée a surgi, à notre grande stupéfaction. « Après nous avoir mis dans la merde, vous continuez à dire du n’importe quoi. Le respect est réciproque, Respectons nous. On est pas des esclaves» on pouvait lire dans une publication éphémère sur la page du joueur.
Visiblelement submergé par les préparatifs du match de la coupe de la confédération contre Al-Masry, le TP Mazembe n’a réservé aucune suite à cette réaction musclée de Isaac Tshibangu. Quoiqu’il en soit, il y a anguille sous roche.
La reconquête de l’Afrique passe incontestablement par une victoire dans tels matchs. Le TP Mazembe se déplace ce dimanche à Alexandrie pour y affronter la formation Égyptienne de Al-Masry. Une opposition au goût particulier entre deux équipes qui luttent pour une première place du groupe après une première journée quasiment réussie.
Si le TP Mazembe l’a emporté à domicile il y a une semaine face aux Brazzavilois de Otohô, Al-Masry a pour sa part pris un très bon point du déplacement périlleux chez le Coton Sport de Garoua. La rencontre qui se jouera ce dimanche à 18h aura donc une saveur particulière.
Du monde dans les gradins, Mazembe garde les pieds sur terre
Le stade qui abrite ce duel recevra jusqu’à 5 milles supporters en raison de la pandémie à Covid19. Une situation qui n’effraie en rien le TP Mazembe car, « Nous ferons complètement abstraction du public dans les tribunes. Qu’il y ait cinq milles, dix milles ou zéro personne, je pense pas que ça change grand chose puisque ce sont des joueurs expérimentés et il y a des points à prendre» a lâché Franck Dumas, l’entraîneur du TP en conférence d’avant-match.
Du répondant, il y en aura
Bien que sur un mauvais cycle en championnat avec deux matchs consécutifs sans succès et une malheureuse sixième place au classement, les Aigles verts ne vont pas manquer des ressources pour titiller des Corbeaux qui peinent à dégager des garanties de sérénité. «Chaque point est important à domicile. Nous espérons que nous serons au top, surtout sur le plan mental pour l’emporter.» a alerté Moine Chaabani, le coach de Masry.
Un Inconnu, mais des vieilles retrouvailles
S’il y aura bien un homme sur qui les regards seront rivés, ce sera bel et bien Moine Chaabani, l’entraîneur du club Égyptien car pour rappel, ce dernier a déjà affronté Mazembe en tant que joueur et entraîneur sous les couleurs de l’Espérance de Tunis. Certainement qu’il en a eu pour son compte à l’époque !
Cependant, l’histoire récente ne signale aucun affrontement entre les deux clubs même si, l’AS Vita Club, l’éternel rival de Mazembe a eu à étriller Al Masry il y a de cela plus de 3 ans en demi-finale de la coupe de la confédération.
Après un nul vierge à Alexandrie, les hommes de Florent Ibenge avaient réussi à atomiser les Egyptiens au stade des Martyrs de Kinshasa (4-0) sur des buts de Eddy Emomo, Jean Marc Makusu et un chef-d’œuvre de Mukoko Batezadio. On se souviendra toujours des incidents provoqués par les joueurs de Al-Masry après la rencontre, allant des simples bagarres aux cassures des chaises du vestiaire.
Le TP Mazembe aura droit ne serait-ce qu’à un match nul pour préserver provisoirement sa place en tête du classement, en attendant l’autre duel du groupe entre Otohô-Coton Sport renvoyé au mercredi à la suite de l’indisponibilité du stade des Martyrs, enceinte dans laquelle devra se produire le club Brazzavilois jusqu’à l’homologation d’un stade du pays des Diables rouges.
Auteur d’une saison pleine avec Sochaux (Ligue 2 Française), Salem M’Bakata va découvrir l’étranger. Le latéral droit de 23 ans s’est engagé pour deux saisons avec l’Aris Salonique (D1 grecque) avec qui il espère goûter aux compétitions européennes. Un club qui pourrait lui offrir la visibilité qu’il souhaite, car le natif de Kinshasa a un objectif très clair en tête : intégrer la tanière des Léopards.
Salem, comment vas-tu ? Et comment tu t’acclimates à ton nouvel environnement ?
Je vais très bien merci. Ici, mon intégration a très bien commencé, mes coéquipiers me mettent vraiment à l’aise, et me parlent énormément, donc ça facilite les choses.
Tu as rejoins l’Aris libre, après ton départ de Sochaux. Tu étais également cité proche de Lugano, en Suisse, et tu t’es même entraîné avec le Red Star. C’est la perspective de jouer en D1 qui a motivé ton choix de signer en Grèce ?
Effectivement, j’étais proche de signer à Lugano parce que j’ai fait une semaine d’essai là-bas, mais ça ne s’est pas fait pour différentes raisons, que je préfère garder pour moi. Mais le Red Star, c’est différent. C’était un accord de m’entraîner avec eux pour que je garde le rythme, mais il était clair que j’allais signer dans un autre club dès qu’une opportunité s’ouvrirait à moi, et elle est venue avec l’Aris. J’ai été très content parce que c’est un club réputé ici en Grèce, avec une énorme ferveur parmi les supporters.
Tu n’es arrivé que récemment… mais quelles sont tes premières impressions sur le niveau du championnat et de ton équipe ?
C’est un groupe de qualité. Dans l’équipe, il y a beaucoup de joueurs qui ont joué en compétitions européennes et internationales. Par exemple, pour comparer à Sochaux… je dirais que c’est une équipe beaucoup plus mature, au vu de l’expérience que certains joueurs ont engendré. Je sens que je vais beaucoup apprendre ici. Beaucoup de Français seraient surpris du niveau qu’il y a ici.
Tu as signé pour deux ans. Quels sont tes objectifs personnels ?
Comme tout compétiteur, de jouer le maximum de matchs et procurer de la joie aux supporters. Il faudra tout donner. Je suis quelqu’un qui vise haut et qui a des objectifs élevés, donc j’aimerais accrocher une place européenne avec ce club. Et, soyons fous, gagner un titre national !
Revenons un peu sur ton parcours. Tu es né à Kinshasa, mais tu as grandi en région parisienne…
En effet, j’ai quitté le pays très jeune, à trois mois. Et je suis venu en France avec ma mère, j’ai grandi pratiquement toute ma vie au Mée sur Seine, dans le 77.
Comment as-tu été repéré par Sochaux ?
J’ai été repéré très tard. J’ai fait plusieurs essais dans des centres de formations auparavant, comme Troyes, Auxerre, Bordeaux … sans y être accepté, pour des raisons propres aux clubs. Du coup, j’ai décidé de m’inscrire à l’internat à Brétigny, car c’était un club réputé en Ile-de-France, qui avait un réseau développé avec différents centres. Donc j’ai tenté ma chance, et Sochaux a apprécié mon profil.
Tu as quitté ton club formateur à la fin de ton contrat, alors que tu sortais d’une saison pleine. C’est toi qui a décidé de partir ?
En effet, je n’ai pas accepté la proposition de prolongation que Sochaux m’avait faite. Tout simplement parce que j’avais envie de connaître autre chose, ça faisait déjà 5 ans que j’étais dans mon club formateur. Donc je voulais me confronter à un niveau supérieur. Par la suite, j’ai eu quelques soucis avec mes anciens agents, qui ont compliqué les liens avec différents clubs, donc je me suis retrouvé sans club pendant un moment.
Que retiens-tu de la formation sochalienne ? En quoi a-t-elle influencé ton style de jeu ?
Je retiens énormément de positif. D’ailleurs je remercie toutes les personnes qui ont pu m’entraîner ou m’aider dans n’importe quel domaine, car j’en suis là grâce à eux. Elle m’a aidé à comprendre le jeu plus vite, de prendre les informations plus rapidement. Et de m’améliorer tactiquement, techniquement et physiquement.
D’ailleurs, comment définirais-tu ton profil ?
Je me définis comme un joueur technique et porté vers l’avant. Car je suis ailier de formation, mais également puissant et rapide. Après, je n’aime pas trop m’attarder sur moi. Je préfère laisser les gens juger.
Cédric Bakambu a également été formé au FCSM. Tu as eu l’occasion de le croiser ?
Oui, et il a laissé un très bon souvenir ici. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le croiser. Mais ce serait un grand plaisir de pouvoir discuter avec lui.
Sinon, parlons un peu du Congo… quels sont tes liens avec ton pays de naissance ?
J’y suis retourné une fois depuis ma naissance, et j’avais énormément aimé mon voyage là-bas. J’ai trouvé les gens très souriants, serviables et très affectueux. C’est ce que j’ai particulièrement aimé. Au-delà de ça, je pose énormément de questions sur le pays à mes parents, sur la culture, le fonctionnement… j’ai également ma famille qui y est, on se parle sur whattsapp et en visio tous les deux jours, au moins. Donc on peut dire que j’y suis sans y être (rires).
Tu suis un peu l’équipe nationale ?
Bien sûr ! Quel joueur ne suivrait pas l’équipe de son pays de naissance ? A chaque fois que la RDC joue et que je ne suis pas en match ou à l’entraînement, je suis devant ma télé en train de regarder le match. C’est une obligation !
Donc tu regarderas les barrages face au Maroc…
Ah mais c’est sûr ! Même si j’aurais beaucoup aimé être avec le groupe..
D’ailleurs, tu as déjà été contacté ? En espoirs comme en A ?
J’avais déjà été contacté par les équipes de jeunes en 2015 pour jouer un match amical contre l’Angleterre. Mais j’avais décliné l’offre, parce que je venais à peine d’arriver à Sochaux. Je voulais d’abord m’acclimater dans mon nouvel environnement avant d’arriver en équipe nationale.
Concernant l’équipe A, j’ai été contacté récemment par l’entraîneur adjoint, qui voulait savoir si j’étais intéressé, et prendre un premier contact. Je lui ai donc fait part de mon envie de jouer pour la sélection. Et je lui ai fait comprendre que ça serait une immense fierté pour moi, ma famille, mes amis… de revêtir la tunique nationale.
Aujourd’hui, c’est donc ton objectif ?
C’est clairement, avec un C majuscule (rires) un objectif de pouvoir être sélectionné le plus rapidement possible chez les A.
Pour finir, quel message pourrais-tu transmettre aux supporters congolais, qui viennent de te connaître grâce à cette interview ?
Ne pesa bino mbote mingi ! Et j’espère que to ko mona na Stade ya Martyrs !


