Dinzey, de retour à Kinshasa pour un projet pour la jeunesse

Dinzey, de retour à Kinshasa pour un projet pour la jeunesse

@ 26 Avr 18 561

Depuis plusieurs années, l’opinion sportive n’avait plus eu de nouvelles de Michel Dinzey Sinda, l’ancien Léopards de la Rdc qui a été, avec Roger Hitoto, parmi les premiers binationaux qui, en son temps, vers les années 90, avaient accepté d’arborer les couleurs nationales de la RDC.  Le samedi 21 avril 2018, dans la matinée, pendant que les Léopards U-20 sortaient d’une séance d’entraînement au Stade des Martyrs, on l’a vu dans les couloirs du complexe sportif du Boulevard Triomphal. Le dimanche, Dinzey était également présent dans les tribunes lors de la rencontre des U20 face à la Tanzanie. C’est à peine qu’on a pu le reconnaître tellement il est devenu différent de l’image qu’il a laissé lors de son dernier passage à Kinshasa. Simplement, il a pris de l’âge avec une coiffure dont il ne nous avait pas habitué à l’époque.

Pour nous éclairer sur les raisons de sa présence à Kinshasa, Dinzey s’est entièrement exprimé en anglais avec comme interprète, Trésor Milenga, un ancien de Lupopo. Aux dires de Dinzey, les deux vivent en Europe et sont en collaboration depuis trois ou quatre ans et sont à Kinshasa, pour un projet pour la jeunesse congolaise. La Rdc, ont-ils dit,  est un pays  plein de talents mais dont on s’en occupe pas assez.

Leopardsfoot.com : Depuis combien de temps avez-vous foulé le sol kinois ?
Dinzey : Nous sommes  à  Kinshasa depuis deux jours. Je suis ici depuis ce vendredi et Trésor Milenga  m’avait précédé la veille, c’est-à-dire jeudi. Ensemble, nous sommes venus pour un projet pour l’encadrement de la jeunesse congolaise dans le domaine sportif.

Leopardsfoot : Mais avant d’aller dans les détails de cet entretien, on aimerait savoir que  fait Dinzey présentement ?
Dinzey
 : Je suis en vie comme vous pouvez le voir. Par rapport au football, je suis entraîneur dans une équipe allemande et j’encadre les jeunes footballeurs en Allemagne. Comme vous l’aurez compris, je suis toujours dans le milieu du foot.

Leopardsfoot : Mais apparemment, le pont semble coupé entre vous et le pays ?
Dinzey : C’est une longue histoire. En tant que joueur, j’ai cessé d’être actif en 2008. En 2009, j’avais contacté le président de la fédération congolaise pour lui annoncer que j’avais décroché ma licence d’entraîneur. Mais ce message était resté sans suite… Je suis donc allé à Lupopo où j’avais passé des moments très difficiles à l’époque où Trésor Milenga y était justement comme joueur. Ce sont de très mauvais souvenirs que je ne veux plus revivre. C’est du passé et cette page est tournée.

Dinzey avec les Simbas de la RDC de l’époque, lors de la CAN 2004
Kamundimba, Ilunga, Lukata, Muzinga, Mubiala
Dinzey, Lualua, Mbayo, Luntala, Kalulika, Masudi

Leopardsfoot : Maintenant que vous êtes au pays et à Kinshasa, irez-vous revoir le président de la FECOFA pour relancer ce dossier ?
Dinzey : Comme il m’a été impossible d’entrer en contact avec lui, j’aimerai passer par d’autres intermédiaires  de la Fecofa. Je n’ai pas beaucoup à dire là-dessus et je n’ai pas à y épiloguer. Ce n’est pas exclu. Mais, je verrai bien.

Leopardsfoot : Qu’à cela ne tienne, même  de loin, suivez-vous au moins les activités autour de l’équipe nationale ?
Dinzey : Même si je vis loin du Congo, je suis au courant de l’évolution de notre onze national.  Mais, pour l’instant notre préoccupation, Trésor et moi, ce sont les jeunes.

Leopardsfoot : Concrètement, c’est quoi ce projet ?
Dinzey : Nous sommes en possession de documents qui nous qualifient pour nous occuper des jeunes. Pour ce projet, nous avons beaucoup réfléchi et comme vous le savez bien, l’avenir de notre football, passe par les jeunes talentueux. Et nous sommes ici pour des premiers contacts avec le ministre des sports autant qu’avec les responsables de la Fecofa, pour le même objet. Ce n’est qu’au terme de ces démarches qu’on pourra en parlera davantage dès que le dossier aura évolué.

Leopardsfoot : Votre père dont vous portez le nom Sinda Dinzey est un ancien opérateur sportif. Mais il est plus connu comme l’un des anciens de V.Club, des années 70, qui ont marqué l’histoire de cette équipe. A ce sujet, avez-vous des contacts avec les actuels dirigeants du club vert et noir ?
Dinzey : C’est aussi une longue histoire entre mon père et V.Club. Pour l’instant, ce n’est pas au rendez-vous.  Notre souci actuel, c’est le football d’âge dans notre pays.