Projets de construction en Afrique

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Erick Ross
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Re: Projets de construction en Afrique

Message par Erick Ross » 22 mai 2017, 12:27

Shabani Nonda, 40 ans, donnera ce soir le coup d’envoi fictif de la rencontre. L’ancien attaquant vedette du Stade Rennais et de Monaco revient pour Ouest-France sur ses deux saisons en Bretagne (1998-2000).

Entretien

Vous débarquez au Stade Rennais en 1998, en provenance du FC Zurich et avec dans vos bagages le titre de meilleur buteur du championnat suisse.

Les dirigeants du Paris Saint-Germain étaient venus me voir à Zurich et j’avais plusieurs touches en Allemagne, mais ma préférence allait au championnat de France. Ensuite, j’ai appris que plusieurs personnes du PSG partaient au Stade Rennais, où François Pinault arrivait comme actionnaire (le directeur sportif du PSG, Jean-Michel Moutier, passe conseiller du nouveau président rennais Pierre Blayau ; Paul Le Guen arrête sa carrière de joueur au PSG pour entraîner le Stade Rennais). On m’a donc fait signer à Rennes et pas à Paris, mais pour moi ça ne changeait rien, je voulais juste jouer en France. Puis j’étais un inconnu (rires).

Vous souvenez-vous de votre arrivée, des premiers jours ?

J’étais arrivé de Paris en TGV, je logeais à l’hôtel Novotel du centre Alma. L’adaptation a été plus facile qu’à Zurich parce que ça parlait français. Monsieur Pinault avait mis de l’argent, il y a eu beaucoup d’arrivées cet été-là, dont celles de Dominique Arribagé, Christophe Revault et Cédric Bardon. Plusieurs joueurs ont facilité notre adaptation. David Sommeil m’a beaucoup aidé au début.

Vous marquez vite, en plus.

Le niveau était plus élevé qu’en Suisse. Mais j’ai eu beaucoup de chance au départ, le fait de marquer vite a accéléré mon adaptation à l’équipe et au championnat.

Quel est le premier tournant de votre carrière rennaise ?

Le succès contre Monaco (2-1 le 3 octobre 1998, il marque le but de la victoire). En face, il y avait trois champions du monde, Fabien Barthez, David Trezeguet et Thierry Henry, applaudis dans tous les stades. Mais on avait un bon groupe à Rennes. Christophe Le Roux, Stéphane Grégoire, Anthony Réveillère, Yoann Bigné, Édouard Cissé…

Vous souvenez-vous des demandes de Paul Le Guen au niveau des consignes de jeu ?

Oui, enfin vaguement parce qu’entre-temps j’ai eu pas mal d’entraîneurs ! (il éclate de rire). Ce qui était bien avec Le Guen, c’est qu’il mettait son système en place, mais il nous laissait une liberté d’expression. Tout ce que j’ai connu par la suite, en Italie notamment (AS Rome), a été différent. Là, il y avait vraiment le chemin à suivre à fond. Alors qu’avec Le Guen, c’était pas mal. Il y avait d’abord la tactique à respecter, mais il nous laissait ensuite beaucoup de liberté.

Shabani Nonda a porté deux ans le maillot rennais avant de filer à Monaco. Shabani Nonda a porté deux ans le maillot rennais avant de filer à Monaco. | Jean-Paul Jaslet
Il vous avait vite comparé au grand George Weah.

Le fait qu’il me laisse m’exprimer m’a beaucoup aidé. J’étais jeune (21 ans à son arrivée au SRFC), fougueux, j’acceptais de suivre un chemin tracé, mais je ne voulais pas perdre l’intuition, l’instinct. Ça, il l’a très bien compris tout de suite. Il m’avait dit : « Tu t’exprimes comme tu te sens, il n’y a aucun problème, respecte juste telle chose et telle autre. » Ça m’a facilité la tâche.

« On sortait, j’arrivais souvent en retard à l’entraînement ! »

Vous réalisez une très bonne première saison.

Exactement, avec beaucoup de buts (15 en championnat, Rennes termine cinquième). La seconde a été moins bonne (il marque 16 buts en championnat, Rennes termine treizième), j’ai eu quelques pépins physiques, des blessures, j’avais aussi les adducteurs qui chauffaient un peu, parfois. Mais quand je fais le bilan, ça va. Ces deux années rennaises, je ne les oublierai jamais.

Une étape fondatrice de votre carrière…

De ma carrière sportive et de ma vie d’homme. C’est la ville où j’ai rencontré ma femme, qui est bretonne, originaire de Saint-Brieuc. On a quatre enfants ensemble. Rennes, c’est un peu ma maison. D’ailleurs, mes enfants sont toujours installés dans le coin, je reviens fréquemment.

La légende raconte qu’avant de vous caser, vous étiez très fêtard.

C’était la jeunesse ! (rires).

Vous étiez bien intégré à la ville…

Je sortais de Zurich où j’étais seul (il était hébergé pendant deux ans et demi chez Raimondo Ponte, l’entraîneur), j’arrive à Rennes et tout marche bien sportivement. Alors je me suis vite intégré à la ville, très facilement. Puis on était jeunes.

Avec quels coéquipiers sortiez-vous en soirée ?

El-Hadji Diouf, surtout. Mais un peu tout le monde.

Faisiez-vous partie des joueurs qui se retrouvaient pour boire le café, avant l’entraînement, au bar en face du stade ?

Ah non, impossible ! Si on m’y a vu, ce n’était pas moi ! J’arrivais presque tout le temps en retard à l’entraînement ! La veille, tu as fait la fête, tu arrives en retard, tu ne peux pas prendre le café, tu vas directement au vestiaire ! (fou rire). Mais les anciens se retrouvaient pour le café d’avant-entraînement, oui. Christophe Le Roux, Dominique Arribagé, Christophe Revault… Ils étaient professionnels, donnaient l’exemple. Nous, les jeunes, on essayait de s’appliquer un peu, de s’inspirer d’eux.

Quel a été votre plus beau but sous le maillot rennais ?

Je ne sais pas, c’est une question difficile parce que j’en ai marqué pas mal quand même ! (77 au total). On me parle beaucoup de celui contre la Juventus Turin de Zidane (2-2 en Coupe Intertoto, le 24 août 1999), mais ils avaient tous la même valeur.


Avez-vous eu la possibilité de revenir jouer au Stade Rennais, en fin de carrière ?

Non, j’étais à l’étranger (AS Rome, Blackburn Rovers, Galatasaray) et j’avais surtout des touches pour continuer à l’étranger. Et quand j’ai arrêté ma carrière, en janvier 2010, le foot, c’était fini.

Vous êtes en revanche revenu sous le maillot de Monaco.

Oui et je m’en souviens. Le premier retour, c’était trop chaud comme ambiance. Puis je me rappelle très bien du retour la première saison de Didier Deschamps entraîneur. On avait été nuls et j’avais fait un match bidon (11 août 2001, Rennes gagne 3-0). Les dirigeants monégasques n’étaient pas contents du tout, ils disaient : « Il était à la maison… » Je revois Didier Deschamps dans le vestiaire, à la fin du match, il n’était pas content du tout après moi, mais alors pas du tout… (sourire).

Les supporters rennais avaient chanté le célèbre « Sha, Sha, Sha, Shabani Nonda » ?

Oui. Ce chant, au début, ça me faisait bizarre, c’était assez impressionnant. La première fois, je ne comprenais pas trop pourquoi ils chantaient pour moi. Puis au fil des semaines, ça m’a galvanisé sur le terrain, je faisais tout pour me surpasser pour les supporters. Ce chant a été quelque chose de très positif. Il m’a suivi toute ma carrière. Arrivé à Monaco, les supporters monégasques voulaient rivaliser avec les fans rennais et ont inventé un chant aussi.

Pourriez-vous travailler, un jour, au Stade Rennais ?

Pour l’instant, je suis conseiller (et mécène) à l’AS Dragons de Kinshasa et en train de monter un centre de formation pour les jeunes joueurs de 15 à 18 ans, qui devrait ouvrir en fin de saison ou au début de la prochaine
. On peut envisager une collaboration avec le Stade Rennais, pourquoi pas. Je suis toujours les matches. Même depuis l’Afrique, je n’ai jamais arrêté de m’intéresser au club. Il fait partie de ma vie.

Shabani Nonda a porté deux ans le maillot rennais avant de filer à Monaco. Shabani Nonda a porté deux ans le maillot rennais avant de filer à Monaco. | Jean-Paul Jaslet
Comment jugez-vous Mubele, votre compatriote congolais ?

Il fait partie d’une autre génération, mais s’est très vite intégré aussi, comme moi à l’époque. C’est un très bon joueur, que je n’ai jamais rencontré. Peut-être qu’on aura l’occasion de se croiser après le match.

Quel regard portez-vous sur la saison de Monaco ?

Il y a deux ans, ils ont fait un très bon recrutement. La mayonnaise a mis du temps à prendre, mais c’est logique que ça marche. Ils méritent largement leur titre.

Quel message adressez-vous aux supporters rennais, avant les retrouvailles ce soir ?

J’aimerais les remercier de leur soutien à l’époque, quand je jouais ici. C’est quelque chose qui m’a marqué à vie. J’espère qu’ils sont toujours aussi chauds qu’à l’époque (rires).

Êtes-vous prêt à les entendre entonner « Sha, Sha, Sha… »

Je ne crois pas qu’ils le chanteront (sourire). Ça y est, c’est fini ça. Il y a d’autres choses maintenant, d’autres joueurs. C’est comme ça, c’est la vie. En tout cas, moi, je n’ai pas oublié les supporters rennais. Leur soutien, c’était magnifique.

http://www.ouest-france.fr/sport/footba ... on-5005608
Jonas Balela-Pour l'amour de mon pays :

http://www.youtube.com/watch?v=RBIHCwBYELo

Santoss
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Re: Projets de construction en Afrique

Message par Santoss » 28 nov. 2017, 22:33

Un gouverneur voyou, aventurier de surcroît, il s’évertue de poser la pelouse synthétique dans un stade en pleine construction!!!
Que cherche à prouver ce monsieur? Il veut nous apporter la modernité comme l'a fait Kabila en important les wewas à Kin?

https://www.youtube.com/watch?v=nAD8tVORyTE
Peuple Congolais: soyez vigilant et ne choisissez plus le premier venu pour nous diriger.

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