Poubelle

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Willy
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Re: Après match : Swaziland-RDC 11/11/2011

Message par Willy » 11 nov. 2011, 16:46

le gros major Bokese a vraiment marqué le troisième goal.....???
Encore heureux que l'on puisse se rabattre sur Kompany et Lukaku.....bien que pour ce dernier ....

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les élections présidentielles vues par yaya Colette

Message par Willy » 11 nov. 2011, 17:12

Congo: officiellement la date des élections ne changera pas. Mais…
Catégorie actualité
Officiellement, rien ne change : les élections présidentielle et législatives auront bien lieu au Congo le 28 novembre prochain. Cependant le tour de force logistique se poursuit : 15 tonnes de bulletins de vote pour l’élection présidentielle sont arrivés dans le pays mercredi, les bulletins des législatives sont attendus. Si le timing est respecté, le 24 novembre, les urnes géantes (des boîtes de plastique de près de deux mètres de haut) auront été distribuées par les soins de la Commission nationale indépendante dans tous les bureaux de vote. La Mission des Nations unies au Congo devra alors réaliser son dernier tour de force ; en quatre jours, « dispatcher » tous les bulletins électoraux sur l’ensemble du pays. A ce stade, rien n’indique que les deux scrutins pourraient être découplés, mais en dernière minute, les législatives pourraient se voir « accoler » aux élections locales qui devraient avoir lieu en mars prochain.

Autre suspense, celui entretenu par le candidat Tshisekedi : aux dernières nouvelles, il n’a pas encore quitté l’Afrique du Sud alors que ses militants l’attendaient à Kisangani. Depuis l’Afrique du Sud, ses déclarations belliqueuses ont jeté l’émoi et suscité une cascade de mise sen garde, émanant des Nations Unies, de l’Union européenne et même de la Cour pénale internationale, tous les communiqués rappelant la nécessité d’élections apaisées, sans affrontements ni discours haineux, de part et d’autre… Il devrait cependant quitter l’Afrique du Sud par petit porteur et fibnalement arriver dans la Province Orientale. Les autres autres candidats, comme Vital Kamerhe, éprouvent également des difficultés à se déplacer à l’intérieur du pays, même lorsque les vols sont réservés et payés depuis longtemps….

La tension croissante rend plus périlleuse encore l’hypothèse d’un report du scrutin pour des raisons techniques et à Kinshasa comme dans les capitales étrangères, on croise

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Message par Willy » 11 nov. 2011, 17:22

Fausses notes électorales
Catégorie actualité
La campagne électorale au Congo est émaillée de fausses notes. L’une des plus inquiétantes vient de Goma: des jeunes, furieux, ont déchiré des effigies du président Kabila après la disparition d’un chanteur très populaire, Fabrice Mupsiritsa. Censé être proche de Vital Kamerhe, l’un des candidats à l’élection présidentielle, l’artiste avait été enlevé par des inconnus. Il a été retrouvé en brousse lundi matin,pieds et mains liés et portant des traces de torture. S’il n’a pas révélé l’identité de ses ravisseurs, toute la ville met en cause la garde présidentielle qui aurait voulu intimider l’artiste. Des barricades ont été dressées, des pneus ont brûlé, il y a eu des coups de feu et des arrestations et la colère gronde au sein de la communauté hunde. A Lubumbashi (Katanga) aussi, l’atmosphère est électrique, les partis s’affrontent à coups d’injures, l’opposition brandit des affiches en forme de cartons rouges pour le régime sortant et le ton monte à l’encontre des Kasaïens . Autre fausse note, émanant cette fois du parti de Tshisekedi: alors que le secrétaire général de l’UDPS avait déclaré que l’aviation civile congolaise n’avait pas autorisé l’atterrissage de l’avion du candidat, ce dernier, qui se trouve toujours en Afrique du Sud, a tranquillement démenti. Etienne Tshisekedi a affirmé que rien ne l’empêchait de rentrer dans son pays. Il a aussi appelé à casser les portes des prisons» pour libérer les combattants de son parti.A la suite de cet appel le signal d’une télévision, Radio TV Lisanga, a été coupé par le gouvernement. Ambiance

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Message par Willy » 11 nov. 2011, 17:26

Fausses notes électorales
Catégorie actualité
La campagne électorale au Congo est émaillée de fausses notes. L’une des plus inquiétantes vient de Goma: des jeunes, furieux, ont déchiré des effigies du président Kabila après la disparition d’un chanteur très populaire, Fabrice Mupsiritsa. Censé être proche de Vital Kamerhe, l’un des candidats à l’élection présidentielle, l’artiste avait été enlevé par des inconnus. Il a été retrouvé en brousse lundi matin,pieds et mains liés et portant des traces de torture. S’il n’a pas révélé l’identité de ses ravisseurs, toute la ville met en cause la garde présidentielle qui aurait voulu intimider l’artiste. Des barricades ont été dressées, des pneus ont brûlé, il y a eu des coups de feu et des arrestations et la colère gronde au sein de la communauté hunde. A Lubumbashi (Katanga) aussi, l’atmosphère est électrique, les partis s’affrontent à coups d’injures, l’opposition brandit des affiches en forme de cartons rouges pour le régime sortant et le ton monte à l’encontre des Kasaïens . Autre fausse note, émanant cette fois du parti de Tshisekedi: alors que le secrétaire général de l’UDPS avait déclaré que l’aviation civile congolaise n’avait pas autorisé l’atterrissage de l’avion du candidat, ce dernier, qui se trouve toujours en Afrique du Sud, a tranquillement démenti. Etienne Tshisekedi a affirmé que rien ne l’empêchait de rentrer dans son pays. Il a aussi appelé à casser les portes des prisons» pour libérer les combattants de son parti.A la suite de cet appel le signal d’une télévision, Radio TV Lisanga, a été coupé par le gouvernement. Ambiance

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Re: les élections vues par yaya colette

Message par Willy » 11 nov. 2011, 17:28

Congo: officiellement la date des élections ne changera pas. Mais…
Catégorie actualité
Officiellement, rien ne change : les élections présidentielle et législatives auront bien lieu au Congo le 28 novembre prochain. Cependant le tour de force logistique se poursuit : 15 tonnes de bulletins de vote pour l’élection présidentielle sont arrivés dans le pays mercredi, les bulletins des législatives sont attendus. Si le timing est respecté, le 24 novembre, les urnes géantes (des boîtes de plastique de près de deux mètres de haut) auront été distribuées par les soins de la Commission nationale indépendante dans tous les bureaux de vote. La Mission des Nations unies au Congo devra alors réaliser son dernier tour de force ; en quatre jours, « dispatcher » tous les bulletins électoraux sur l’ensemble du pays. A ce stade, rien n’indique que les deux scrutins pourraient être découplés, mais en dernière minute, les législatives pourraient se voir « accoler » aux élections locales qui devraient avoir lieu en mars prochain.

Autre suspense, celui entretenu par le candidat Tshisekedi : aux dernières nouvelles, il n’a pas encore quitté l’Afrique du Sud alors que ses militants l’attendaient à Kisangani. Depuis l’Afrique du Sud, ses déclarations belliqueuses ont jeté l’émoi et suscité une cascade de mise sen garde, émanant des Nations Unies, de l’Union européenne et même de la Cour pénale internationale, tous les communiqués rappelant la nécessité d’élections apaisées, sans affrontements ni discours haineux, de part et d’autre… Il devrait cependant quitter l’Afrique du Sud par petit porteur et fibnalement arriver dans la Province Orientale. Les autres autres candidats, comme Vital Kamerhe, éprouvent également des difficultés à se déplacer à l’intérieur du pays, même lorsque les vols sont réservés et payés depuis longtemps….

La tension croissante rend plus périlleuse encore l’hypothèse d’un report du scrutin pour
des raisons techniques et à Kinshasa comme dans les capitales étrangères, on croise les doigts…
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Re: Etienne Tshisekedi désigné "candidat unique" de l'opposi

Message par Willy » 11 nov. 2011, 17:31

Erka a écrit :Rappel

Règles spécifique au Café des Sports

Comme son nom l'indique dans le Café des Sports on peut discuter de tout mais ceci en respectant les règles édictées dans la charte principale.

Politique
1° Toute personne est autorisé à venir poster un article ou un lien vers un article politique. Celui qui voudra le lire il le lira, celui qui ne voudra pas il n'aura qu'à passer !

2° Les commentaires des forumeurs sur ces sujets seront autorisés à la seule condition qu'ils viennent apporter un éclaircissement ou un élément supplémentaire à l'article.
Les commentaires inutiles, irrespectueux, insultant, visant juste à dénigrer son auteur seront supprimés sans préavis et l'auteur sanctionné directement par un carton rouge.

De même que les messages à caractère raciste, xénophobes où visant à attiser la haine inter-ethnique, seront purement et simplement supprimés sans préavis et leurs hauteurs définitivement bannis du forum.

3° La modération se fera par les personnes qui ont manifesté le désir de contribuer à l'amélioration de ce forum et à respecter les règles qui seront dictées et acceptées par tous.

4° Une charte générale avec des règles bien précises est placée en entête du café des supporters. Toute personne qui ne respectera pas ces règles sera purement et simplement sanctionnée. Enfin ces règles ne sont pas limitées. On pourra au fure et à mesure en rajouter d'autres sur proposition des membres.
Après avoir lu ces lignes, pensez-vous avoir enfreint une des règles ci-haut?
Si c'est le cas, je vous invite à vous corriger avant que je ne le fasse moi-même.

Merci!

Ilunga, Tony vous êtes libres de mener vos campagnes dans les strictes règles de ce forum. Ne vous faites pas influencer par quiconque. Gardez vos nerfs. ;)

Tchi tchi vu par yaya colette
L’ultime ambition de l’éternel opposant
Catégorie actualité
Tout au long de sa carrière politique, Etienne Tshisekedi n’a jamais redouté de se faire beaucoup d’ennemis. Mais le pire d’entre eux, celui dont il ne s’est jamais méfié, c’est lui-même. Narcissique, orgueilleux, imprévisible… Ces défauts ont pu, alors qu’il défiait Mobutu, lui servir de cuirasse, le rendre insensible aux menaces ou aux pressions. Mais à l’heure actuelle, alors que, pour l’emporter face à un Kabila qui jouit de la rente du pouvoir, l’alliance des principaux candidats de l’opposition est indispensable, ces traits de caractère risquent de lui faire gâcher sa dernière chance.

Lorsqu’il avance à petits pas, coiffé d’une casquette et soutenu par son fils Félix, Tshisekedi croit encore que l’avenir est devant lui ; le Poulidor de la politique congolaise est persuadé qu’il atteindra bientôt le sommet, coiffant tous ses rivaux. En réalité, cet homme obstiné, courageux, appartient déjà à l’histoire de son pays. En province comme à Kinshasa, si les foules se pressent lors de ses meetings, c’est aussi pour apercevoir, une première et une dernière fois peut-être, un personnage qui s’est statufié de son vivant.
En 1960, année de l’indépendabce, Etienne Tshisekedi wa Mulumba est déjà là : alors qu’il ne terminera ses études de droit qu’un an plus tard, il fait partie de ces jeunes intellectuels auxquels Mobutu fait appel pour composer le Collège des Commissaires généraux, un gouvernement provisoire qui est mis en place après la mise à l’écart de Patrice Lumumba. Commissaire adjoint à la justice, Tshisekedi sera accusé d’avoir signé le document envoyant le Premier Ministre au Katanga, où la mort l’attend.

Au cours des années 60, Tshisekedi est membre éminent du groupe de Binza, qui rassemble les premiers intellectuels congolais. Il est ministre de l’Intérieur en 1969 lorsque les « Pendus de la pentecôte » Kimba, Anany et Bamba sont exécutés, il rédige le Manifeste de la N’Sele, qui jette les bases du parti unique, le Mouvement populaire de la révolution. Lorsqu’il est au pouvoir, ce Kasaïen, premier diplômé en droit de l’histoire du Congo, ouvrira largement les portes de la magistrature aux ressortissants de sa province.

En 1980, un massacre de mineurs, à Katekalay dans le Kasaï oriental, provoque la rupture : 13 parlementaires, issus du parti unique, adressent une lettre ouverte au chef de l’Etat, plaidant pour une libéralisation de la vie politique. La réponse de Mobutu est immédiate : les impertinents sont battus, emprisonnés. Deux ans plus tard, l’UDPS (Union nationale pour la démocratie et le progrès social) voit le jour et « la fille aînée de l’opposition », revendique son droit à exister à côté du parti unique.

Peines de prison, déportation, bastonnades : les années 80 sont celles de l’héroïsme face à un Mobutu qui n’admet guère la contestation tandis que l’Europe détourne le regard. Lorsqu’en 1990, désireux de devancer les exigences démocratiques de l’Occident, Mobutu met fin au parti unique, Tshisekedi revendique haut et fort son droit d’accéder au poste de Premier Ministre tandis que la population exige une conférence nationale.

La danse avec le Léopard

La danse avec le Léopard commence : en 1991, Tshisekedi accepte d’être nommé Premier Ministre par Mobutu mais sabote aussitôt les choses en biffant le terme « garant de la nation » à propos du chef de l’Etat et il sera limogé sans délai. En août 1992 vient l’heure de gloire : les délégués à la conférence nationale l’élisent à la Primature, une légitimité dont il se prévaudra longtemps.

Alors déjà, son leitmotif, c’est l’Etat de droit et le contrôle des finances. Lorsque Mobutu tente de s’accrocher à ses prérogatives présidentielles, et, entre autres, fait tourner la planche à billets, Tshisekedi, lance une sorte de « fatwa » sur la nouvelle coupure de cinq millions de zaïres (sic…) qui porte l’effigie du maréchal et sur les marchés, les mamans récusent cette monnaie de singe.

Alors qu’en décembre 92-janvier 93, les militaires se lancent dans les pillages et que le pouvoir de Mobutu vacille, tous les regards se tournent vers le Premier ministre, dont la légitimité est incontestable et qui a le soutien de l’opinion. Les Occidentaux sont alors prêts à pousser Mobutu vers la sortie et comptent surTshisekedi pour avaliser le coup de force. Mais ce dernier, durant plusieurs jours, refuse tout contact, faisant savoir qu’il « fait la sieste »…

A l’époque déjà, Gauthier de Villers souligne « le malaise causé dans l’opposition par le caractère à la fois autoritaire et erratique de Tshisekedi »…Finalement démis de ses fonctions par Mobutu, Tshisekedi, durant des mois, demeure convaincu de sa légitimité et, sous les arbres de son jardin de Limete, il réunit ses ministres pour des palabres sans lendemain.

Lorsqu’en 1996-97 l’histoire s’accélère, et que la guerre éclate au Kivu, sur la frontière du Rwanda, Tshisekedi voit résurgir un autre revenant, Laurent-Désiré Kabila, compagnon de Patrice Lumumba dans les années 60. Dès que ce dernier, porté par les armées du Rwanda et de l’Ouganda, entre dans Kinshasa en mai 1997, il envoie des émissaires à Tshisekedi, qu’il considère comme un « résistant de l’intérieur ». Mais les conseillers rwandais empêchent une rencontre directe entre les deux hommes et Tshisekedi refuse toute collaboration, exhortant Kabila de « faire d’abord partir les étrangers qui l’accompagnent ».

Pire encore : apprenant que ses «amis » rwandais auraient le projet d’assassiner l’opposant, (un crime qui lui aurait été imputé !) Kabila décide, en catastrophe, de réléguer Tshisekedi dans son village d’origine au Kasaï. Gaëtan Kakudji, ministre de l’Intérieur, dote même l’irréductible opposant d’ un motoculteur en précisant qu’« ainsi, il apprendra à travailler »…

Quelques années plus tard cependant, nous retrouvons Tshisekedi à Goma, gardé par des soldats rwandais. Il revient de Kisangani où, peu après le bombardement de la ville par les armées rwandaise et ougandaise, il a assisté à un défilé des troupes ennemies. Les populations de l’Est mettront du temps à lui pardonner cette collaboration avec l’envahisseur.

Lorsqu’il participe aux négociations de paix de Sun City, en 2002, Tshisekedi estime toujours, imperturbable, que le poste de président ou de vice-président lui revient, sans qu’il ait à poser sa candidature et à se lancer dans la compétition. Il sera donc écarté de la formule de « un plus quatre » (un président, quatre vice présidents, le poste de représentant de la classe politique ayant été confié à Zahidi N’Goma, beaucoup plus malléable). C’est en 2006 qu’il commet une erreur dont il paie, aujourd’hui encore, les conséquences : il déconseille à ses partisans de s’enregistrer comme électeurs, il ne présente ni listes ni candidatures. Par conséquent, l’UDPS , qui n’est pas représentée à l’Assemblée, ne bénéficiera d’aucune dotation et ne sera pas associée à la préparation des élections de novembre 2011.

Cette année cependant, Tshisekedi, 79 ans, relevant d’une longue année de soins médicaux en Belgique, estime que son heure a sonné : l’UDPS est rentrée dans le jeu et présente des listes dans tout le pays ; dans le Kasaï l’enrôlement des électeurs a dépassé toutes les prévisions et lors de ses meetings, à Kinshasa, au Katanga, Tshisekedi, le « Sphynx de Limete » remplit les stades, mais son parti a toujours refusé de signer le « code de bonne conduite ».

Quant « Moïse », qui ne doute pas de sa popularité, il a vieilli, mais sans changer pour autant : son parti se compose toujours de zélotes qui n’osent guère le contredire ; malgré leur non violence affichée, ses partisans affrontent volontiers les forces de l’ordre et offrent des « martyrs » à la cause. Comme en 1990, en 1991, en 1993, Tshisekedi répète qu’il incarne l’Etat de droit, la bonne gouvernance, mais les finances de son parti sont opaques, la gestion des hommes est calamiteuse, les fidélités relèvent de l’allégeance et son épouse, Maman Marthe ainsi que son fils Félix ont pris du galon. Lorsqu’ils voteront pour Tshisekedi en novembre prochain, les Congolais ne voteront pas pour un inconnu : ils récompenseront le passé et tireront sur l’avenir un chèque en blanc…
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Re: les élections vues par yaya colette

Message par Willy » 11 nov. 2011, 17:32

L’ultime ambition de l’éternel opposant
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Tout au long de sa carrière politique, Etienne Tshisekedi n’a jamais redouté de se faire beaucoup d’ennemis. Mais le pire d’entre eux, celui dont il ne s’est jamais méfié, c’est lui-même. Narcissique, orgueilleux, imprévisible… Ces défauts ont pu, alors qu’il défiait Mobutu, lui servir de cuirasse, le rendre insensible aux menaces ou aux pressions. Mais à l’heure actuelle, alors que, pour l’emporter face à un Kabila qui jouit de la rente du pouvoir, l’alliance des principaux candidats de l’opposition est indispensable, ces traits de caractère risquent de lui faire gâcher sa dernière chance.

Lorsqu’il avance à petits pas, coiffé d’une casquette et soutenu par son fils Félix, Tshisekedi croit encore que l’avenir est devant lui ; le Poulidor de la politique congolaise est persuadé qu’il atteindra bientôt le sommet, coiffant tous ses rivaux. En réalité, cet homme obstiné, courageux, appartient déjà à l’histoire de son pays. En province comme à Kinshasa, si les foules se pressent lors de ses meetings, c’est aussi pour apercevoir, une première et une dernière fois peut-être, un personnage qui s’est statufié de son vivant.
En 1960, année de l’indépendabce, Etienne Tshisekedi wa Mulumba est déjà là : alors qu’il ne terminera ses études de droit qu’un an plus tard, il fait partie de ces jeunes intellectuels auxquels Mobutu fait appel pour composer le Collège des Commissaires généraux, un gouvernement provisoire qui est mis en place après la mise à l’écart de Patrice Lumumba. Commissaire adjoint à la justice, Tshisekedi sera accusé d’avoir signé le document envoyant le Premier Ministre au Katanga, où la mort l’attend.

Au cours des années 60, Tshisekedi est membre éminent du groupe de Binza, qui rassemble les premiers intellectuels congolais. Il est ministre de l’Intérieur en 1969 lorsque les « Pendus de la pentecôte » Kimba, Anany et Bamba sont exécutés, il rédige le Manifeste de la N’Sele, qui jette les bases du parti unique, le Mouvement populaire de la révolution. Lorsqu’il est au pouvoir, ce Kasaïen, premier diplômé en droit de l’histoire du Congo, ouvrira largement les portes de la magistrature aux ressortissants de sa province.

En 1980, un massacre de mineurs, à Katekalay dans le Kasaï oriental, provoque la rupture : 13 parlementaires, issus du parti unique, adressent une lettre ouverte au chef de l’Etat, plaidant pour une libéralisation de la vie politique. La réponse de Mobutu est immédiate : les impertinents sont battus, emprisonnés. Deux ans plus tard, l’UDPS (Union nationale pour la démocratie et le progrès social) voit le jour et « la fille aînée de l’opposition », revendique son droit à exister à côté du parti unique.

Peines de prison, déportation, bastonnades : les années 80 sont celles de l’héroïsme face à un Mobutu qui n’admet guère la contestation tandis que l’Europe détourne le regard. Lorsqu’en 1990, désireux de devancer les exigences démocratiques de l’Occident, Mobutu met fin au parti unique, Tshisekedi revendique haut et fort son droit d’accéder au poste de Premier Ministre tandis que la population exige une conférence nationale.

La danse avec le Léopard

La danse avec le Léopard commence : en 1991, Tshisekedi accepte d’être nommé Premier Ministre par Mobutu mais sabote aussitôt les choses en biffant le terme « garant de la nation » à propos du chef de l’Etat et il sera limogé sans délai. En août 1992 vient l’heure de gloire : les délégués à la conférence nationale l’élisent à la Primature, une légitimité dont il se prévaudra longtemps.

Alors déjà, son leitmotif, c’est l’Etat de droit et le contrôle des finances. Lorsque Mobutu tente de s’accrocher à ses prérogatives présidentielles, et, entre autres, fait tourner la planche à billets, Tshisekedi, lance une sorte de « fatwa » sur la nouvelle coupure de cinq millions de zaïres (sic…) qui porte l’effigie du maréchal et sur les marchés, les mamans récusent cette monnaie de singe.

Alors qu’en décembre 92-janvier 93, les militaires se lancent dans les pillages et que le pouvoir de Mobutu vacille, tous les regards se tournent vers le Premier ministre, dont la légitimité est incontestable et qui a le soutien de l’opinion. Les Occidentaux sont alors prêts à pousser Mobutu vers la sortie et comptent surTshisekedi pour avaliser le coup de force. Mais ce dernier, durant plusieurs jours, refuse tout contact, faisant savoir qu’il « fait la sieste »…

A l’époque déjà, Gauthier de Villers souligne « le malaise causé dans l’opposition par le caractère à la fois autoritaire et erratique de Tshisekedi »…Finalement démis de ses fonctions par Mobutu, Tshisekedi, durant des mois, demeure convaincu de sa légitimité et, sous les arbres de son jardin de Limete, il réunit ses ministres pour des palabres sans lendemain.

Lorsqu’en 1996-97 l’histoire s’accélère, et que la guerre éclate au Kivu, sur la frontière du Rwanda, Tshisekedi voit résurgir un autre revenant, Laurent-Désiré Kabila, compagnon de Patrice Lumumba dans les années 60. Dès que ce dernier, porté par les armées du Rwanda et de l’Ouganda, entre dans Kinshasa en mai 1997, il envoie des émissaires à Tshisekedi, qu’il considère comme un « résistant de l’intérieur ». Mais les conseillers rwandais empêchent une rencontre directe entre les deux hommes et Tshisekedi refuse toute collaboration, exhortant Kabila de « faire d’abord partir les étrangers qui l’accompagnent ».

Pire encore : apprenant que ses «amis » rwandais auraient le projet d’assassiner l’opposant, (un crime qui lui aurait été imputé !) Kabila décide, en catastrophe, de réléguer Tshisekedi dans son village d’origine au Kasaï. Gaëtan Kakudji, ministre de l’Intérieur, dote même l’irréductible opposant d’ un motoculteur en précisant qu’« ainsi, il apprendra à travailler »…

Quelques années plus tard cependant, nous retrouvons Tshisekedi à Goma, gardé par des soldats rwandais. Il revient de Kisangani où, peu après le bombardement de la ville par les armées rwandaise et ougandaise, il a assisté à un défilé des troupes ennemies. Les populations de l’Est mettront du temps à lui pardonner cette collaboration avec l’envahisseur.

Lorsqu’il participe aux négociations de paix de Sun City, en 2002, Tshisekedi estime toujours, imperturbable, que le poste de président ou de vice-président lui revient, sans qu’il ait à poser sa candidature et à se lancer dans la compétition. Il sera donc écarté de la formule de « un plus quatre » (un président, quatre vice présidents, le poste de représentant de la classe politique ayant été confié à Zahidi N’Goma, beaucoup plus malléable). C’est en 2006 qu’il commet une erreur dont il paie, aujourd’hui encore, les conséquences : il déconseille à ses partisans de s’enregistrer comme électeurs, il ne présente ni listes ni candidatures. Par conséquent, l’UDPS , qui n’est pas représentée à l’Assemblée, ne bénéficiera d’aucune dotation et ne sera pas associée à la préparation des élections de novembre 2011.

Cette année cependant, Tshisekedi, 79 ans, relevant d’une longue année de soins médicaux en Belgique, estime que son heure a sonné : l’UDPS est rentrée dans le jeu et présente des listes dans tout le pays ; dans le Kasaï l’enrôlement des électeurs a dépassé toutes les prévisions et lors de ses meetings, à Kinshasa, au Katanga, Tshisekedi, le « Sphynx de Limete » remplit les stades, mais son parti a toujours refusé de signer le « code de bonne conduite ».

Quant « Moïse », qui ne doute pas de sa popularité, il a vieilli, mais sans changer pour autant : son parti se compose toujours de zélotes qui n’osent guère le contredire ; malgré leur non violence affichée, ses partisans affrontent volontiers les forces de l’ordre et offrent des « martyrs » à la cause. Comme en 1990, en 1991, en 1993, Tshisekedi répète qu’il incarne l’Etat de droit, la bonne gouvernance, mais les finances de son parti sont opaques, la gestion des hommes est calamiteuse, les fidélités relèvent de l’allégeance et son épouse, Maman Marthe ainsi que son fils Félix ont pris du galon. Lorsqu’ils voteront pour Tshisekedi en novembre prochain, les Congolais ne voteront pas pour un inconnu : ils récompenseront le passé et tireront sur l’avenir un chèque en blanc…
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Re: Poubelle

Message par Willy » 11 nov. 2011, 17:42

C'est quand même beau la "logique Erkasienne", je me demande bien ce que mon modérateur préféré va encore invoquer pour justifier sa censure politique ;) ;) 8-)
Erka a écrit :Rappel

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2° Les commentaires des forumeurs sur ces sujets seront autorisés à la seule condition qu'ils viennent apporter un éclaircissement ou un élément supplémentaire à l'article.
Les commentaires inutiles, irrespectueux, insultant, visant juste à dénigrer son auteur seront supprimés sans préavis et l'auteur sanctionné directement par un carton rouge.

De même que les messages à caractère raciste, xénophobes où visant à attiser la haine inter-ethnique, seront purement et simplement supprimés sans préavis et leurs hauteurs définitivement bannis du forum.

3° La modération se fera par les personnes qui ont manifesté le désir de contribuer à l'amélioration de ce forum et à respecter les règles qui seront dictées et acceptées par tous.

4° Une charte générale avec des règles bien précises est placée en entête du café des supporters. Toute personne qui ne respectera pas ces règles sera purement et simplement sanctionnée. Enfin ces règles ne sont pas limitées. On pourra au fure et à mesure en rajouter d'autres sur proposition des membres.
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Message par Willy » 12 nov. 2011, 07:33

Congo: officiellement la date des élections ne changera pas. Mais…
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Officiellement, rien ne change : les élections présidentielle et législatives auront bien lieu au Congo le 28 novembre prochain. Cependant le tour de force logistique se poursuit : 15 tonnes de bulletins de vote pour l’élection présidentielle sont arrivés dans le pays mercredi, les bulletins des législatives sont attendus. Si le timing est respecté, le 24 novembre, les urnes géantes (des boîtes de plastique de près de deux mètres de haut) auront été distribuées par les soins de la Commission nationale indépendante dans tous les bureaux de vote. La Mission des Nations unies au Congo devra alors réaliser son dernier tour de force ; en quatre jours, « dispatcher » tous les bulletins électoraux sur l’ensemble du pays. A ce stade, rien n’indique que les deux scrutins pourraient être découplés, mais en dernière minute, les législatives pourraient se voir « accoler » aux élections locales qui devraient avoir lieu en mars prochain.

Autre suspense, celui entretenu par le candidat Tshisekedi : aux dernières nouvelles, il n’a pas encore quitté l’Afrique du Sud alors que ses militants l’attendaient à Kisangani. Depuis l’Afrique du Sud, ses déclarations belliqueuses ont jeté l’émoi et suscité une cascade de mise sen garde, émanant des Nations Unies, de l’Union européenne et même de la Cour pénale internationale, tous les communiqués rappelant la nécessité d’élections apaisées, sans affrontements ni discours haineux, de part et d’autre… Il devrait cependant quitter l’Afrique du Sud par petit porteur et fibnalement arriver dans la Province Orientale. Les autres autres candidats, comme Vital Kamerhe, éprouvent également des difficultés à se déplacer à l’intérieur du pays, même lorsque les vols sont réservés et payés depuis longtemps….

La tension croissante rend plus périlleuse encore l’hypothèse d’un report du scrutin pour des raisons techniques et à Kinshasa comme dans les capitales étrangères, on croise

lesoir.be
Encore heureux que l'on puisse se rabattre sur Kompany et Lukaku.....bien que pour ce dernier ....

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Willy
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Re: les élections présidentielles vues par "yaya colette"

Message par Willy » 12 nov. 2011, 07:36

Fausses notes électorales
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La campagne électorale au Congo est émaillée de fausses notes. L’une des plus inquiétantes vient de Goma: des jeunes, furieux, ont déchiré des effigies du président Kabila après la disparition d’un chanteur très populaire, Fabrice Mupsiritsa. Censé être proche de Vital Kamerhe, l’un des candidats à l’élection présidentielle, l’artiste avait été enlevé par des inconnus. Il a été retrouvé en brousse lundi matin,pieds et mains liés et portant des traces de torture. S’il n’a pas révélé l’identité de ses ravisseurs, toute la ville met en cause la garde présidentielle qui aurait voulu intimider l’artiste. Des barricades ont été dressées, des pneus ont brûlé, il y a eu des coups de feu et des arrestations et la colère gronde au sein de la communauté hunde. A Lubumbashi (Katanga) aussi, l’atmosphère est électrique, les partis s’affrontent à coups d’injures, l’opposition brandit des affiches en forme de cartons rouges pour le régime sortant et le ton monte à l’encontre des Kasaïens . Autre fausse note, émanant cette fois du parti de Tshisekedi: alors que le secrétaire général de l’UDPS avait déclaré que l’aviation civile congolaise n’avait pas autorisé l’atterrissage de l’avion du candidat, ce dernier, qui se trouve toujours en Afrique du Sud, a tranquillement démenti. Etienne Tshisekedi a affirmé que rien ne l’empêchait de rentrer dans son pays. Il a aussi appelé à casser les portes des prisons» pour libérer les combattants de son parti.A la suite de cet appel le signal d’une télévision, Radio TV Lisanga, a été coupé par le gouvernement. Ambiance

lesoir.be
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