Dianzenza « Cissoko » : « j’aimerais finir meilleur buteur »

Dianzenza « Cissoko » : « j’aimerais finir meilleur buteur »

Transfuge de New Belor, il est l’un des avant-centres de l’équipe du Football Club Renaissance. Lui, c’est Rodrick Manga Dianzenza, alias Cissoko. Après onze  journées  du championnat de l’Entente de football de Kinshasa, pour seulement sept  rencontres jouées, il passe pour l’un des meilleurs artificiers de cette compétition locale pour neuf réalisations. Au terme de la 10ème victoire de la saison du FC renaissance, le jeudi 19 novembre 2015, au Stade Tata Raphaël, contre le FC Système (2-1), Léopardsfoot est allé à la rencontre de ce jeune homme de 19 ans, auteur du doublé de Renaissance.

Léopardsfoot : Cissoko, pouvez-vous vous présenter succinctement à tous nos lecteurs qui vont vous découvrir ce jour ?
Manga Dianzenza : Je m’appelle Rodrick Manga Dianzenza. Cissoko, c’est le pseudonyme que mes admirateurs m’ont donné depuis que j’évolue au FC Bafana, une équipe de 2ème division de l’ ententes urbaines de la capitale.  Comme la voix du peuple est la voix de Dieu, ce surnom me suit partout où je vais. Je ne me suis jamais demandé à qui renvoie ce sobriquet. Je m’en contente simplement. J’ai charrié cette étiquette même dans l’équipe de New Belor où j’étais en prêt. Depuis le début de cette saison sportive j’appartiens à titre définitif, dans l’écurie orange où je me sens comme un poisson dans l’eau. Une fois de plus, comme sur tout mon parcours, je suis indissociable de ce sobriquet qui devient l’un de mes attributs.

Léopardsfoot : A votre atterrissage au sein du FC Renaissance, il y avait déjà Cédric Kalombo Diba dit Milimo, un attaquant de pointe dont le nom avait déjà pignon sur rue dans cette équipe de Renaissance et dans l’opinion sportive locale. La rude concurrence ne vous a-telle pas effrayé ?
Manga Dianzenza
 : Nullement, elle m’a influé sur mon état d’esprit. J’ai conscience du travail abattu par tout l’effectif  – y compris Milimo – qui a assis et vont faire asseoir davantage le nom du FC Renaissance. Je travaille d’arrache-pied pour apporter ma pierre dans cet édifice sans me soucier de quoi que ce soit. Chacun de nous a ses qualités et même des défauts comme toute créature humaine. Le plus important est que chacun soit au service du collectif pour la réussite commune. Nous allons nous relayer selon le choix de l’entraîneur.

Léopardsfoot : Aujourd’hui, contre le FC Système, vous avez marqué un doublé. Vous vous arrêtez pas ?
Manga Dianzenza : Certainement pas ! Et j’en suis bien ravi. D’autant plus qu’en sept matches livrés, j’en suis déjà à neuf signatures personnelles pour les trente points glanés par le FC Renaissance qui consolide sa position de leader de ce championnat. Mon objectif est que je termine meilleur buteur de ce championnat difficile de Kinshasa. Mais, attention ! En aucun moment, ces réalisations ne peuvent me troubler la tête. Si j’ai marqué, c’est le fruit du travail de mes co-équipiers à qui je dis bravo.

Léopardsfoot : Parmi vos co-équipiers, il y a entre autres de vieux briscards comme le capitaine Roum Matumona Zola, Fiston Bokungu Ndjoli voire  Bedi Mbenza. Que pensez-vous de ces anciens ?
Manga Dianzenza : Tous ces anciens noms nous sont d’une importance capitale. Notamment pour leur expérience et par leurs conseils. Ils mettent tout leur savoir à notre service.  Jouer à leur côté, c’est un grand honneur. Tenez, j’ai inscrit le premier but de ce match contre Système sur une passe de Bokungu Ndjoli. Pour le 2ème, Roum était au départ de l’action que j’ai conclu. Que dire de plus, sinon voilà comment se résume tout ce que j’ai dit plus haut.

Léopardsfoot : L’équipe nationale ne vous dit-elle rien ?
Manga Dianzenza :
Si ! Je ne peux être insensible à notre équipe nationale. Mon souhait est qu’un jour que je puisse arborer  la vareuse des léopards. Je suis prêt à tout et j’attends mon heure. En attendant ce moment, je bosse dure dans mon équipe pour l’aider à monter encore plus haut et pour mériter la confiance du staff technique. Je ne rêve que de cela. Jamais je ne changerai de nationalité pour cette raison qui me tient à cœur.