CAN 2025 : les 5 leçons à retenir concernant les Léopards

La RDC a quitté la compétition prématurément, éliminée par l’Algérie dès les huitièmes de finale. Si les Léopards peuvent être fiers de leurs prestations sur les quatre matchs disputés, le parcours reste décevant, surtout après le statut de demi-finaliste lors de la précédente édition. Sur le terrain, quelles sont les leçons à tirer ?

1 – Une animation pas toujours offensive !
Le manque d’efficacité des avant-centres se confirme. Depuis la CAN en Côte d’Ivoire, les attaquants de pointe peinent à marquer.
Cédric Bakambu, Simon Banza et Fiston Mayele avaient quitté le pays de Didier Drogba sans le moindre but inscrit.

Au Maroc, Bakambu a tiré son épingle du jeu en marquant face au Sénégal. Mais le constat reste alarmant : sur 11 matchs disputés lors des deux dernières CAN, les avant-centres congolais n’ont inscrit qu’un seul but. La méforme des attaquants congolais en club cette saison (2 buts pour Mayele, 1 pour Bakambu, Essende et Banza) a malheureusement pas fait de miracle à la CAN.

Mais au-delà des attaquants en tant que tel, un manque d’automatismes s’est encore fait ressentir dans le dernier tiers, notamment contre l’Algérie, malgré les efforts individuels de chacun. Du progrès a incontestablement été effectué depuis la dernière CAN, mais il y reste encore du travail !

2 – Une charnière toujours impériale
Marquer contre l’équipe de Sébastien Desabre nécessite un solide arsenal offensif. La RDC n’a concédé que deux buts durant son parcours au Maroc, et aucun sur une véritable faille tactique.

La paire Chancel Mbemba – Axel Tuanzebe s’impose comme une garantie défensive. Le défenseur de Burnley, auteur d’une excellente CAN, s’est rapidement adapté au capitaine des Léopards, qui avait déjà brillé aux côtés de Henoc Inonga ou Dylan Batubinsika lors de la CAN 2023.

3 – Un banc pas si profond
Face à l’Algérie, la profondeur du banc a clairement fait défaut. Les entrants n’ont pas apporté l’impact espéré. La perte de balle de Michel-Ange Balikwisha est à l’origine de la contre-attaque algérienne, qui a facilement transpercé le milieu, et s’est conclue par le but assassin de Boulbina.

Le staff technique devra rapidement se pencher sur des profils capables de faire la différence lors des grands rendez-vous, notamment la finale du barrage intercontinental prévue en mars au Mexique. À titre de comparaison, les remplaçants algériens ont apporté une réelle plus-value, contrairement aux Congolais.

Les sorties de Noah Sadiki et Ngal’ayel Mukau ont également déséquilibré le milieu. Les deux jeunes assuraient un gros travail de harcèlement et ont répondu présent face à Boudaoui et Bennacer.

4 – Un collectif soudé
Malgré l’élimination, les Léopards ont montré un véritable esprit d’équipe.
Samuel Moutoussamy incarne parfaitement cet état d’esprit. Travailleur de l’ombre, le milieu de terrain a livré une CAN solide, toujours au four et au moulin pour colmater les brèches.

Les latéraux et les milieux ont énormément couru, multipliant les allers-retours pour couvrir les espaces et apporter le surnombre.

5 – Un système encore à trouver ?
La défense à quatre a souvent exposé les limites des latéraux face aux grandes nations. Aaron Wan-Bissaka, pour sa première CAN, a livré un tournoi correct, mais son couloir a été régulièrement ciblé, notamment contre le Sénégal et l’Algérie, et des espaces étaient dans son dos. Face à Amoura et Chaïbi, il a souffert (3 duels gagnés sur 12). Épuisé sur le but algérien, il est enrhumé par Boulbina, semble pris de crampes au cours de l’action, et lui laisse tout le loisir de frapper.

À gauche, Joris Kayembe a apporté offensivement mais a montré des lacunes défensives. Arthur Masuaku, habituel titulaire, a commis une erreur contre le Sénégal, coûtant le but égalisateur, et occasionnant sa blessure par la même occasion.

Sébastien Desabre déclarait récemment en exclusivité sur Leopardsfoot que ses joueurs maîtrisent la défense à trois. Ce système avait porté ses fruits lors d’un match amical face à Madagascar à Orléans, où les avant-centres avaient brillé, notamment Simon Banza, auteur de ses deux premiers buts en sélection.

Ce schéma pourrait, éventuellement, aider à combler les lacunes des latéraux. Affaire à suivre…

Related posts

CAN 2025 : inquiétude du côté des Léopards!

Les Léopards en stage en Espagne !

Barrages Coupe du Monde : le secret des Léopards !